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Assemblée régionale 2020 « Réjouissez-vous toujours ! » : Dimanche matin (partie 1)

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-Bonjour,
frères et sœurs.
Notre programme
vidéo et musical va commencer.
En le regardant,
réfléchissez au fait
qu’en étant fidèles aujourd’hui,
nous éprouverons une joie
encore plus grande dans l’avenir.
Si vous avez un téléphone portable
ou un autre appareil électronique,
veuillez le régler de façon à
ce qu’il ne dérange pas les autres.
Et maintenant,
profitez bien de la vidéo !
-Bienvenue à cette session
de notre assemblée
“Réjouissez-vous toujours !”,
qui correspond sur notre programme
à la session du dimanche matin.
Le thème est tiré
de Psaume 37:4, qui dit :
“Trouve ta plus grande joie
en Jéhovah,
et il exaucera
les désirs de ton cœur.”
Nous vous invitons
à vous lever,
pour chanter tous ensemble
le cantique numéro 22,
“Le Royaume est né.
Qu’il vienne !”
Ensuite, vous pourrez
appuyer sur pause
pour faire vous-même
la prière d’ouverture.
Je répète,
cantique numéro 22.
-Veuillez vous asseoir.
Peut-on se réjouir
même quand
on subit
de dures épreuves ?
La Bible nous assure que oui.
L’exposé en sept parties
qui va suivre
nous expliquera comment
Jéhovah nous aide à nous réjouir.
Chaque orateur
annoncera le suivant.
Tout d’abord,
écoutons frère Kenneth Flodin,
assistant du Comité
pour l’enseignement,
qui présentera
le discours intitulé :
“Réjouissons-nous malgré :
L’épreuve”.
-Avez-vous remarqué
que le titre de chacun
de ces exposés
comporte le mot “malgré” ?
Le mot “malgré” signifie :
sans être entravé par un obstacle.
Donc, rien ne peut
nous empêcher d’être joyeux.
On peut vraiment
se réjouir malgré l’épreuve.
Alors c’est vrai, au départ,
on peut se demander :
Comment est-ce possible ?
Pour moi, un moment de joie,
c’est plutôt recevoir un cadeau,
pas subir une épreuve.
Et c’est en fait l’idée à retenir :
nous pouvons nous réjouir
malgré l’épreuve
en raison des cadeaux
que Jéhovah nous fait.
Et nous allons parler de trois
de ces cadeaux dans cet exposé :
notre relation avec Jéhovah,
nos frères et sœurs,
et notre merveilleuse espérance.
Lisez avec moi Romains 5:3-5,
et essayez de repérer
où dans ces versets
il est question du premier cadeau,
à savoir,
notre relation avec Jéhovah.
Romains 5:3-5 :
“Non seulement cela,
mais réjouissons-nous
quand nous sommes dans les épreuves,
puisque nous savons que
l’épreuve produit l’endurance,
et l’endurance l’approbation.”
Donc l’approbation, mais de qui ?
Eh bien, celle de Jéhovah.
Le verset dit :
“L’approbation”
produit “l’espérance.
Or, l’espérance ne déçoit pas.”
Et pourquoi ?
En raison
de notre relation avec Jéhovah.
Le verset dit :
“Parce que l’amour de Dieu
a été répandu dans nos cœurs
grâce à l’esprit saint
qui nous a été donné.”
Quand nous endurons l’épreuve,
nous ressentons
l’approbation de Jéhovah,
et cela nous aide à nous réjouir
malgré les difficultés.
Lisons maintenant Romains 8:38, 39.
Comme vous le savez,
Paul a subi de nombreuses épreuves,
et pourtant il était convaincu
qu’aucune épreuve ne pourrait
l’éloigner de Jéhovah,
le séparer de l’amour de Dieu ;
c’était une relation solide.
Romains 8:38, 39 :
“Car je suis convaincu que
ni mort ni vie,
ni anges ni gouvernements,
ni choses présentes
ni choses à venir,
ni puissances,
ni hauteur ni profondeur,
ni aucune autre création
ne pourra nous séparer
de l’amour que Dieu a pour nous
et qui est en
Christ Jésus notre Seigneur.”
Notre relation avec Dieu peut
nous soutenir en période d’épreuve.
Mais quel est
le deuxième cadeau de Jéhovah ?
1 Pierre 5:9.
1 Pierre 5:9.
Satan essaie de profiter
de nos épreuves
pour nous décourager,
mais notons ce que dit Pierre :
“Opposez-vous à lui,
solides dans la foi.”
Et qu’est-ce qui va nous y aider ?
Le verset dit :
“Sachant que toute la communauté
de vos frères dans le monde
subit le même genre
de souffrances” ou d’épreuves.
Eh bien, nous avons vu
nos frères et sœurs
se soutenir les uns les autres,
en particulier
ces six derniers mois.
Nous l’avons ressenti clairement.
Romains 12:12 cite le troisième
cadeau que Jéhovah nous fait.
Ce verset le mentionne précisément.
On y lit : “Réjouissez-vous
grâce à l’espérance.”
Et le verset ajoute :
“Endurez dans les épreuves.
Persévérez dans la prière.”
Ainsi, notre relation avec Jéhovah,
nos frères et sœurs,
et notre espérance
nous donnent de la force
en fonction de nos épreuves.
Imaginons
un frère qui est en prison,
coupé de ses frères et sœurs.
Qu’est-ce qui va le soutenir ?
Eh bien, dans son cas,
c’est sa relation avec Jéhovah.
Vous vous souvenez sans doute
de cette interview
de frère Harold King
sur JW Télédiffusion.
Pendant quatre ans et demi,
il a été en isolement
dans une prison chinoise.
Mais est-ce qu’il était
vraiment tout seul ?
C’est ce que
pensaient les autorités,
mais en réalité,
il avait le meilleur codétenu
que l’on puisse espérer.
Il a dit dans son interview :
“J’avais de belles relations
avec Jéhovah.
Je l’aimais profondément.
Il était réel.
Il n’était pas imaginaire.”
Frère King a réussi à se réjouir
malgré cette épreuve
parce qu’il avait
une relation forte avec son Dieu.
Autre situation :
Un frère ou une sœur déprimé
ne ressent peut-être plus
pleinement l’amour de Jéhovah.
Eh bien, il faut qu’il pense
à un autre cadeau de Jéhovah
qui peut l’aider.
En effet, il recevra sans doute
le soutien de ses frères et sœurs.
C’est comme une personne
qui est en train d’étouffer.
Elle est toujours en vie,
mais elle se bat pour respirer.
Et c’est là qu’arrive
une équipe médicale,
qui l’aide à retrouver
une respiration normale.
De la même façon,
nos frères et sœurs
peuvent venir à notre secours
quand nous sommes déprimés
ou que nous subissons
une autre épreuve.
Maintenant, comment notre espérance
nous aide-t-elle à nous réjouir
malgré l’épreuve ?
Autre situation :
Certains d’entre nous ont
des parents qui prennent de l’âge
et qui deviennent dépendants ;
et c’est une épreuve pour nous.
C’est un peu comme
si un de nos proches
avait eu un grave accident
et se retrouvait immobilisé
sur un lit d’hôpital.
Il est incapable
de s’occuper de lui-même.
Mais là, un médecin arrive et dit :
“Il va complètement se rétablir.”
Ah ! Voilà qui
nous redonne de l’espoir.
C’est la même chose
pour nos parents âgés
parce que nous avons
une espérance certaine.
C’est comme si Jéhovah nous disait :
“Ils vont complètement se remettre
des séquelles de la vieillesse.”
L’espérance nous aide
à nous réjouir.
Quelle que soit notre situation,
soyons certains que,
par un moyen ou par un autre,
Jéhovah nous aidera à nous réjouir.
Je vous invite à consulter
Romains chapitre 8.
Romains 8:35, 37.
Dans cet exposé,
nous allons examiner
chacune des sept difficultés
mentionnées au verset 35.
Quelles sont-elles ?
Romains 8:35 :
“Qui nous séparera de l’amour
que le Christ a pour nous ?
L’épreuve, l’angoisse,
la persécution, la faim,
la nudité, le danger
ou l’épée ?”
Voilà les sept difficultés.
Maintenant, lisons le verset 37.
“Au contraire,
dans toutes ces choses,
nous remportons
une victoire complète
grâce à celui qui nous a aimés.”
Chaque partie de cet exposé
comprendra une vidéo
d’un frère ou d’une sœur qui a subi
une épreuve, une grosse épreuve.
Dans chaque situation,
notez quel cadeau de Jéhovah
les aide à se réjouir
malgré l’épreuve.
Examinons la première situation
dont Paul a parlé : “L’épreuve”.
L’épreuve désigne la souffrance
causée par une situation difficile,
par exemple une maladie invalidante.
Prenez avec moi
2 Corinthiens chapitre 12.
2 Corinthiens 12:7, 8.
Cette épreuve
a tellement fait souffrir Paul,
qu’il l’a appelée
“une épine dans la chair”.
2 Corinthiens 12:7, 8 :
“Pour m’empêcher
de devenir orgueilleux,
il m’a été donné
une épine dans la chair,
un ange de Satan,
pour me frapper sans cesse.
De cette façon,
je ne me remplirai pas d’orgueil.
Trois fois, j’ai supplié le Seigneur
de m’enlever cette épine.”
“Une épine dans la chair” :
manifestement une maladie physique,
et elle le frappait sans cesse,
donc elle ne guérissait pas.
Ce n’était pas juste une grippe,
dont on se remet
en une semaine ou deux.
C’était “sans cesse”.
C’était pour lui une épreuve
qui n’en finissait pas.
D’après la Bible, il pourrait s’agir
d’une maladie grave des yeux.
Paul a eu beaucoup
de mal à l’accepter.
En fait, il a prié trois fois
pour qu’elle disparaisse :
“Enlève-moi cette épine.”
On le sait, à l’époque
il n’y avait pas de lunettes
ou de chirurgie des yeux.
Son épreuve était sans issue.
Et si on y réfléchit :
par le moyen de l’esprit saint,
Paul a eu plusieurs fois l’occasion
de guérir des gens de leur maladie.
Donc il aurait pu se demander :
Il est où le don de guérison
quand j’en ai besoin ?
Moi aussi je suis malade !
Qu’est-ce qui a permis à Paul
de se réjouir malgré cette épreuve ?
C’était sa relation forte
avec Jéhovah.
Si vous avez toujours
2 Corinthiens chapitre 12,
lisons le verset 9.
Et c’est là que Jéhovah dit à Paul :
Pas de guérison
miraculeuse pour toi.
Verset 9 :
“Mais il m’a dit :
‘Ma faveur imméritée te suffit,
car ma puissance est en train d’être
rendue parfaite dans ta faiblesse.’”
Jéhovah dit : Pas de guérison,
mais je vais te donner la puissance
de tenir bon malgré l’épreuve.
Notez la relation que
Paul entretenait avec Jéhovah
d’après la dernière partie
du verset.
Il dit :
“Je me vanterai donc très volontiers
de mes faiblesses,
pour que la puissance du Christ
reste au-dessus de moi
comme une tente.”
Paul s’est réjoui
d’être rendu puissant par Jéhovah.
Et au verset 10, il dit :
“Aussi je suis content”
et on pourrait dire
à la place : je me réjouis.
Je me réjouis
“d’avoir des faiblesses,
de subir insultes,
moments de détresse,
persécutions et difficultés,
tout cela pour Christ.
Car lorsque je suis faible,
c’est alors que je suis puissant.”
Nous allons maintenant
voir une vidéo
qui évoque une forme
particulière d’épreuve.
Qu’est-ce qui a aidé ce frère
et sa femme à se réjouir
alors qu’ils étaient éprouvés
par une maladie grave ?
-Au cours
des 45 dernières années,
j’ai été pionnier,
itinérant,
et maintenant
je suis au Béthel
depuis
quelques temps.
J’ai toujours eu
une très bonne santé,
je n’ai jamais eu de problème.
Un jour,
j’ai eu très mal à la tête.
C’était violent.
Tout était trouble,
je ne voyais plus rien.
-On est allé voir
le médecin du Béthel.
Il nous a envoyés
chez un spécialiste,
et le spécialiste
lui a diagnostiqué
une tumeur au cerveau
très agressive,
un glioblastome.
Il a été opéré
le jeudi d’après.
Ensuite,
il a eu des rayons
et de la chimiothérapie
en même temps.
Un an après,
on a dû l’opérer à nouveau.
Aujourd’hui,
il en est à sa quatrième chimio.
Quand il est tombé malade,
le plus difficile
pour moi,
ça a été
de voir mon mari
devenir de plus en plus
dépendant de moi,
et des autres aussi.
Je ne voulais pas
qu’on se résume à ça.
-L’aide de
nos frères et sœurs
a vraiment
été déterminante.
Un frère a appris
que j’allais me faire opérer.
Alors il m’a lu
un verset
et il a prié
avec moi.
Je ne l’oublierai jamais.
C’était vraiment
ce dont j’avais besoin.
Sara m’encourage beaucoup,
elle aussi.
Elle m’aide à me préparer
pour les réunions.
Quand on va prêcher,
je peux aider les gens
à mon tour,
simplement en leur parlant
et en les encourageant.
Au Béthel, je suis
au département pour le service,
et des frères
viennent me voir
pour examiner
certains dossiers avec moi,
ça me donne
beaucoup de joie.
Je suis très heureux
de pouvoir encore donner
un petit quelque chose.
-Pour moi,
comme il est humble
face à toutes ces difficultés,
c’est beaucoup plus facile.
-Mon espérance est ferme,
je compte bien
continuer comme ça
et servir Jéhovah
aujourd’hui
et dans le monde nouveau,
quoi qu’il arrive.
-Scott et Sara Shoffner avaient
une relation forte avec Jéhovah,
et Sara a soutenu son mari
avec beaucoup d’amour.
Mais avez-vous noté
l’autre cadeau de Jéhovah ?
Scott a dit que les frères et sœurs
ont été d’un grand soutien pour eux.
Un frère lui avait lu un verset
et avait prié avec lui
avant l’opération.
Et ensuite, de jeunes frères
l’ont aidé dans ses activités.
Comme il l’a dit,
cela lui a donné beaucoup de joie,
de la joie malgré l’épreuve.
Et vous alors ?
Par quels moyens Jéhovah
vous aide-t-il à vous réjouir
malgré l’épreuve
que vous traversez actuellement ?
Votre relation avec lui ?
vos frères et sœurs ?
votre espérance ?
ou autre chose encore ?
Si vous êtes stressés, éprouvés,
n’oubliez pas :
c’est comme si Jéhovah surveillait
le moniteur cardiaque ;
il voit que notre cœur
ne va pas bien.
Mais il nous rassure :
Ne t’inquiète pas. Ça va aller.
Donc, quelle que soit
notre souffrance, notre épreuve,
souvenons-nous de Romains 8:37, 39 :
“Dans toutes ces choses,
nous remportons
une victoire complète
grâce à celui qui nous a aimés.”
Et au verset 39,
Paul dit que rien, rien,
aucune épreuve
“ne pourra nous séparer
de l’amour que Dieu a pour nous
et qui est en Christ Jésus
notre Seigneur”.
Réjouissez-vous malgré l’épreuve !
Et maintenant,
écoutons frère Samuel Herd,
membre du Collège central,
qui va développer
la partie suivante :
“Réjouissons-nous malgré :
L’angoisse”.
-Avez-vous déjà été angoissés ?
Oui, par la force des choses,
car tous les humains traversent
des périodes d’angoisse
durant la courte existence
qu’il nous est donné de vivre
dans le monde actuel.
Mais qu’est-ce que l’angoisse ?
Certains disent que
c’est une inquiétude extrême.
D’autres disent que
c’est du chagrin.
Et puis, certains
appellent cela un mal-être.
Qu’est-ce qui peut nous angoisser ?
Beaucoup de choses.
La pire épreuve,
c’est le décès de son conjoint.
Ça peut aussi être
une blessure grave ou une maladie.
Ou encore la perte de son travail ;
on se demande :
“Comment je vais faire
pour nourrir ma famille ?”
Et qu’est-ce qui pourrait
nous angoisser encore ?
Eh bien, c’est de ne pas pouvoir
prêcher autant qu’on le voudrait.
Ce sont là
quelques causes d’angoisse.
Bien sûr, on pourrait
en citer bien d’autres.
Mais que ressentez-vous,
oui, que ressentez-vous
quand de telles épreuves
vous arrivent ?
Vous êtes tristes ?
Quelle est votre réaction ?
Vous êtes déprimés ?
Certains disent :
“Oui, c’est ce que je ressens.”
D’autres disent :
“Tu sais, je ne suis pas bien,
je ne sais pas trop ce qui m’arrive,
je suis découragé.
Je n’ai plus envie de rien.”
D’autres encore disent :
“Moi, j’ai juste envie de me mettre
dans un coin et de pleurer.”
Voilà ce qu’on ressent en général.
Mais est-il possible de se réjouir
quand on est angoissé ?
Oui, c’est possible,
et d’ailleurs on en a plein
d’exemples dans la Bible.
Nous allons donc en examiner
juste un ou deux.
Paul a réussi à se réjouir
malgré ses angoisses.
Il a gardé sa joie
malgré des sentiments négatifs.
Si vous avez
votre bible sous la main,
prenez s’il vous plaît
2 Corinthiens.
Nous allons lire ensemble
2 Corinthiens 7:5.
Notez ce que dit Paul :
“Lorsque nous sommes arrivés
en Macédoine,
nous n’avons pas connu
de soulagement,
mais nous avons continué
d’être affligés de tous côtés”
et notez la suite :
“des combats à l’extérieur,
des craintes à l’intérieur”.
“Des combats à l’extérieur,
des craintes à l’intérieur.”
Oui, Paul était dans une situation
très difficile, il le dit.
Pourtant, il n’a pas perdu sa joie.
Mais quel était son problème ?
Eh bien, Paul pensait
retrouver Tite à Troas,
mais il n’avait plus reçu
de nouvelles de Tite,
et il s’inquiétait pour lui.
Il se demandait comment il allait.
Tite avait-il un gros problème
avec les frères et sœurs
de l’assemblée de Corinthe ?
Paul se posait la question.
Donc, il s’inquiétait pour son ami.
Et nous aussi,
on réagirait de cette façon
si on était sans nouvelles d’un ami.
Apparemment, Paul s’inquiétait
tellement pour Tite
que cela lui provoquait
une certaine angoisse.
Il se demandait :
“Dans combien de temps
mon ami Tite va-t-il arriver ?”
Eh bien, il n’a pas dû
attendre trop longtemps.
Tite est finalement
arrivé en Macédoine.
Et que s’est-il passé ?
Eh bien, Paul a été consolé
d’entendre Tite
lui donner de bonnes nouvelles
à propos des frères et sœurs
de Corinthe.
Et il a ressenti
“encore plus de joie”,
d’après 2 Corinthiens 7:6, 7.
Paul a été soutenu par son frère.
Nous aussi, nous devons rechercher
le soutien de nos frères et sœurs,
et cela nous fera du bien.
Jéhovah nous a donné
une merveilleuse famille.
Et nous verrons que
nos frères et sœurs seront là
quelles que soient nos épreuves.
Et ça nous rendra joyeux.
Nous ressentons
souvent de l’angoisse
lorsque nous sommes découragés.
Et découragés, nous le sommes tous
de temps à autre.
Il y a tellement de choses
qui peuvent nous décourager.
On en a déjà parlé : par exemple,
l’angoisse d’avoir perdu
un être aimé, comme son conjoint.
Vous avez vécu ensemble
pendant de nombreuses années ;
comme Jéhovah l’a dit
dans le jardin d’Éden :
Les deux sont devenus
une seule chair.
Et vous savez,
c’est vraiment ce que vous avez vécu
avec le conjoint
que vous avez perdu.
Donc vous n’avez pas le moral,
vous êtes déprimé,
vous n’avez plus goût à rien,
vous êtes triste,
vous avez le cœur gros,
c’est ça, vous êtes dévasté.
Maintenant,
rappelons-nous les trois choses
qui nous aident
à retrouver notre joie
malgré les difficultés
qui nous arrivent.
Quelles sont-elles ?
Premièrement,
notre relation avec Jéhovah.
David avait une relation forte
avec Jéhovah.
Consultons ensemble
1 Samuel chapitre 30 ;
suivez dans votre bible pendant
que je commenterai quelques versets.
Commençons par le verset 1.
Donc 1 Samuel chapitre 30.
Les propres soldats de David
avaient voulu le tuer
parce que les Amalécites
avaient incendié la ville
et avaient fait prisonniers
leurs femmes et leurs enfants.
Ils avaient même kidnappé
deux des femmes de David.
Celui-ci était très angoissé,
comme le montre le récit.
Mais notons ce qui s’est passé ensuite,
selon le verset 6 :
“Mais David trouva du courage
grâce à Jéhovah son Dieu.”
C’est de là
que nous vient notre force.
Il faut s’appuyer
sur Jéhovah notre Dieu,
et il sera là pour nous,
et il nous consolera.
Il est le Dieu de consolation,
comme le souligne la Bible.
Notre premier soutien,
c’est donc
notre relation avec Jéhovah.
Voici le deuxième :
ce sont nos frères et sœurs.
Quel bonheur
de les avoir à nos côtés !
C’est bien ce que dit le Psaume 133,
dès le premier verset :
“Oh ! qu’il est bon
et qu’il est agréable
pour des frères
d’habiter unis ensemble !”
Nous sommes tous d’accord
avec ce psaume.
Mais nous sommes aussi conscients
de la réalité suivante :
une des armes préférées
de Satan le Diable,
c’est de nous isoler
de nos frères et sœurs
en nous mettant en prison.
Mais si cela nous arrive,
nous pouvons quand même rester
proches de nos frères et sœurs.
Mais comment est-ce possible
loin de tout,
derrière les barreaux ?
Eh bien, grâce à nos souvenirs.
Sortez votre album de photos,
celui que vous avez caché
dans votre cerveau
(oui, je dis bien :
dans votre cerveau),
et faites défiler
vos vieilles photos,
c’est-à-dire vos souvenirs.
Les bons souvenirs, ça fait du bien,
ça redonne de la joie.
Alors, si certains d’entre vous
sont aussi âgés que moi,
vous savez qu’à notre âge,
c’est ce qu’on fait tout le temps.
On est trop fatigués
pour faire autre chose,
alors on se nourrit
de nos souvenirs.
Et ça nous rend joyeux.
Abordons à présent
notre troisième soutien,
l’espérance.
Nous avons l’espérance de servir
Jéhovah pendant l’éternité.
L’éternité, ça veut dire toujours.
Ça ne finit jamais.
Ça continue
encore et encore et encore.
Par exemple,
quand vous regardez le ciel,
vous ne voyez pas
de début ni de fin.
C’est ça, l’éternité :
ça ne finit jamais.
Vous pourrez vous réjouir
de vivre sans fin.
Dans la vidéo qui va suivre,
notez ce qui a aidé
notre frère et notre sœur
à se réjouir,
et ce malgré l’angoisse.
-Quand on s’est mariés,
on savait dès le départ
qu’on voulait avoir des enfants.
Donc quand on a su
que j’étais enceinte,
on était fous de joie.
-Dès que Becky m’a dit
qu’elle était enceinte,
j’ai eu une sorte de déclic.
Dans mon cœur, tout de suite,
je me suis senti père.
-Oui, on se projette tout de suite.
C’était comme si tout à coup,
on avait plein d’amour à donner.
-Un jour, Becky ne
se sentait pas très bien.
Une amie nous a dit
d’aller voir le médecin.
Et c’est ce qu’on a fait.
Du coup, ils ont fait
une échographie.
Et un médecin est venu nous voir,
il a dit qu’on n’entendait
plus le cœur du bébé.
C’était vraiment,
vraiment terrible.
Je ne pourrai jamais
oublier ce moment.
D’un coup, tous nos espoirs,
tous nos rêves,
tout ce qu’on préparait
pour le bébé,
plus rien.
-La place que ce bébé occupait
déjà dans notre cœur
est devenue une plaie ouverte,
un énorme trou béant,
que rien ne peut remplir.
C’est un vide insupportable.
-On ne savait pas quoi faire.
Mais ce soir-là,
on avait la réunion,
alors on a décidé d’y aller.
C’est là qu’il y a
l’esprit de Jéhovah,
donc on voulait être là,
parce qu’on savait
qu’on ne pourrait pas surmonter
ça par nos propres forces.
On avait besoin de Jéhovah.
-Quand ça s’est su
qu’on avait perdu le bébé,
beaucoup nous ont dit
qu’ils avaient vécu la même chose,
et on s’est sentis
moins seuls, vraiment.
-Jéhovah nous a aussi donné
des amis formidables,
des amis plus attachés
que des frères,
des amis qui savaient voir
quand ça n’allait pas,
ils priaient avec nous,
ils nous emmenaient prendre l’air,
ils nous écoutaient.
En fait, c’était une preuve
que Jéhovah nous aimait.
-Ça prend beaucoup de temps
de retrouver sa joie.
Il y a un passage que j’ai trouvé
dans mon étude personnelle,
qui m’a beaucoup aidée :
le Psaume 139.
On voit que Jéhovah nous trouvera
toujours pour nous aider,
peu importe où on est.
Il n’y a pas de ténèbres
trop noires pour Jéhovah.
Et nous, on se sentait
vraiment dans le noir.
Ça m’a beaucoup aidée
de méditer sur ces versets.
Et progressivement, petit à petit,
j’ai senti que Jéhovah
me redonnait goût à la vie.
-Quand nous ressentons
de l’angoisse,
Jéhovah nous aide.
Nous ne sommes pas
“abandonnés au désespoir”.
C’est ce que souligne
2 Corinthiens chapitre 4.
Donc, 2 Corinthiens 4:8,
et nous allons ajouter
la note en bas de page.
Nous lisons donc :
“Nous sommes serrés de toutes parts,
mais pas au point
de ne plus pouvoir bouger ;
nous sommes perplexes,
mais pas laissés
totalement sans issue.”
Ou, selon la note,
pas “abandonnés au désespoir”.
Jéhovah ne va pas
nous abandonner au désespoir.
Par quels moyens Jéhovah
vous permet-il personnellement
de vous réjouir malgré l’angoisse
que vous ressentez en ce moment ?
Par le moyen
de votre relation avec lui ?
de vos frères et sœurs ?
de votre espérance ?
ou d’autre chose encore ?
En plus de ce que Jéhovah fait
pour nous soutenir,
voici quelques
suggestions pratiques :
Mangez sainement,
reposez-vous suffisamment
et faites de l’exercice.
Faites aussi deux listes :
celle des problèmes
que vous pouvez résoudre,
et celle des problèmes
que vous ne pouvez pas
résoudre pour l’instant.
Occupez-vous de la première liste
et laissez le reste à Jéhovah.
Parlez de ce que vous ressentez
avec un ancien, un ami mûr
(quelqu’un que vous appréciez),
ou un de vos parents.
Ils sont là pour vous aider,
et ils seront heureux
de vous faire profiter
de leur expérience
et de leur analyse.
Et ils le feront de bon cœur.
Soyez conscients
que certaines formes d’angoisse
requièrent l’aide d’un médecin.
C’est ce que Jésus a dit
en Luc 5:31 :
“Ce ne sont pas
les gens en bonne santé
qui ont besoin d’un médecin,
mais les malades.”
Naturellement,
c’est à vous d’en décider,
mais c’est quand même
un conseil de la Bible.
Vous aurez peut-être besoin
de consulter un spécialiste,
quelqu’un qui est compétent
pour vous aider.
Chers frères et sœurs,
vous avez l’approbation de Jéhovah.
N’en doutez pas un seul instant.
Maintenant, c’est vrai,
ressentir une souffrance affective
ou nerveuse, c’est éprouvant.
Mais n’oublions jamais
que Jéhovah nous comprend,
et qu’il nous aidera
à continuer d’endurer.
Quand nous endurons avec fidélité,
nous avons une des plus belles
raisons de nous réjouir :
nous avons l’approbation de Jéhovah.
Soyez sûrs que
Dieu ne vous a pas abandonnés.
Vous avez son approbation,
comme un grand bouclier
qui vous protège,
et vous avez sa bénédiction.
Soyez-en persuadés,
et continuez de vous réjouir
malgré l’angoisse.
Frère Gerrit Lösch,
membre du Collège central,
va maintenant développer
la partie suivante de cet exposé,
“Réjouissons-nous malgré :
La persécution”.
-Depuis les débuts du christianisme,
les chrétiens sont persécutés.
Ouvrons notre bible
en 2 Corinthiens chapitre 11.
Paul avait subi des persécutions
et il en parle
en 2 Corinthiens 11:23-25.
Nous y lisons :
“Ils sont ministres de Christ ?
Comme un fou,
je réponds que je le suis
de façon plus remarquable :
j’ai travaillé plus qu’eux,
j’ai été jeté en prison
plus souvent qu’eux,
j’ai reçu
un nombre incalculable de coups et,
bien des fois, j’ai frôlé la mort.
Cinq fois j’ai reçu des Juifs
40 coups moins un,
trois fois j’ai été battu
à coups de baguettes,
une fois j’ai été lapidé,
trois fois j’ai fait naufrage,
je suis resté une nuit et un jour
en pleine mer.”
Peu après avoir raconté
ses nombreuses péripéties,
au chapitre 12, verset 10,
Paul écrit :
“Aussi je suis content
d’avoir des faiblesses,
de subir insultes,
moments de détresse,
persécutions et difficultés,
tout cela pour Christ.
Car lorsque je suis faible,
c’est alors que je suis puissant.”
Bien sûr,
ce ne sont pas les persécutions
qui rendaient Paul joyeux,
mais le résultat
qu’elles pouvaient produire,
à savoir
défendre la réputation de Jéhovah.
Nous lirons à présent
Philippiens 1:14,
et puis le verset 18 aussi.
La persécution
nous donne aussi l’occasion
de voir Jéhovah agir
en faveur de ses serviteurs
et de glorifier son nom.
Cela peut donner
un bon témoignage.
En Philippiens 1:14, 18,
Paul écrit :
“À présent,
en raison de mes chaînes,
la plupart
des frères dans le Seigneur
ont gagné en confiance,
et ils redoublent de courage
pour annoncer sans crainte
la parole de Dieu.”
Et au verset 18 :
“Qu’importe !
De toute manière,
que les intentions
soient mauvaises ou sincères,
Christ est annoncé,
et je m’en réjouis.
Et je continuerai même
à m’en réjouir.”
La persécution n’affaiblit pas
notre relation avec Jéhovah
ou notre espérance,
au contraire,
elle peut les renforcer.
Dans sa lettre aux Romains
chapitre 5, versets 3, 4,
Paul explique :
“Réjouissons-nous
quand nous sommes
dans les épreuves,
l’endurance”
produit “l’approbation,
et l’approbation”
produit “l’espérance.
Or, l’espérance ne déçoit pas.”
Il est clair que l’espérance
est un puissant soutien
en période de persécution.
La Bible emploie
le mot “espérance”
dans différents contextes.
Elle parle
de “l’espérance du salut”,
c’est-à-dire
être préservé sur le plan spirituel.
Il y a l’espérance
de survivre à Armaguédon.
Il y a l’espérance
de vivre éternellement
dans le paradis sur la terre.
Il y a l’espérance
de l’immortalité au ciel.
Mais de quelle espérance
Paul parlait-il
en Romains 5:3, 4 ?
De l’espérance céleste.
Regardons le contexte ;
Romains 5:2,
la deuxième partie du verset :
“Réjouissons-nous,
nous appuyant sur l’espérance
d’avoir part à la gloire de Dieu.”
Tous les chrétiens du premier siècle
avaient l’espérance céleste.
Ils n’espéraient pas
que les problèmes
ou la situation du monde
s’arrangeraient
ou bien qu’ils seraient guéris
de leurs maladies.
Leur espérance était
l’espérance céleste.
Colossiens 1:3 dit :
“Nous remercions toujours Dieu
quand nous prions pour vous
en raison de l’espérance
qui vous est réservée au ciel.”
Maintenant, lisons ensemble
Romains 8:20, 21.
La “grande foule”
des Témoins de Jéhovah
de notre époque
espère que Jéhovah
la récompensera
dans un paradis terrestre.
C’est de cette espérance-là
que Paul a parlé
en Romains 8:20, 21 :
“La création a été soumise
à une existence inutile,
non par sa propre volonté,
mais par la volonté
de celui qui l’a soumise
compte tenu
de l’espérance que voici :
la création
elle aussi sera libérée
de l’esclavage
de la dégénérescence
et aura la liberté glorieuse
des enfants de Dieu.”
Toutefois,
quand Paul dit
en Romains 12:12 :
“Réjouissez-vous
grâce à l’espérance”,
il parle de l’espérance céleste.
Mais les “autres brebis”
ont elles aussi
une espérance qui les réjouit.
Donc,
nous pouvons tous nous réjouir.
Les perspectives de ce monde
sont pessimistes ;
votre espérance
est enthousiasmante.
Les espoirs de ce monde
s’effondrent ;
votre espérance va bientôt
se réaliser.
Les espoirs de ce monde
ne reposent sur rien ;
votre espérance
est fondée sur la foi.
Les espoirs de ce monde
mènent à la déception ;
votre espérance
aura du résultat.
En effet,
l’espérance que nous chérissons,
qu’elle soit céleste ou terrestre,
va bientôt se concrétiser ;
nous serons éternellement heureux.
Lisons ensemble
Tite 2:13 :
“Tout en attendant
l’heureuse espérance
et la manifestation glorieuse
du grand Dieu
et de notre Sauveur,
Jésus Christ.”
Par ailleurs,
selon Romains 8:24, 25,
l’espérance nous aidera à endurer.
“Quand on voit
ce que l’on espérait,
ce n’est plus une espérance.
Mais si nous espérons
ce que nous ne voyons pas,
nous continuons à l’attendre
avec endurance.”
Il y a différents degrés
d’espérance.
Comment est-il possible
de renforcer notre espérance ?
Pour ce qui est du mot “espérance”,
dans la Bible,
le terme grec élpis employé ici
a pour sens premier :
attente du bon.
Dans le contexte
en Romains 5,
Paul cite l’espérance
après la tribulation,
l’endurance,
et l’approbation.
Donc,
manifestement,
il ne s’agit pas
de l’espérance qu’on a au début,
au moment
où on découvre la bonne nouvelle,
mais il s’agit
de l’espérance plus forte
que le chrétien peut acquérir
après avoir enduré.
Quand un chrétien
endure fidèlement des épreuves,
il peut être sûr
qu’il a l’approbation de Dieu.
Et cela renforce
l’espérance qu’il avait au début.
Comme Paul,
nous pouvons nous réjouir
malgré la persécution.
Nous sommes peut-être
victimes
de harcèlement à l’école,
au travail,
dans notre famille
ou en raison
de restrictions officielles.
Selon Matthieu 5:11, 12,
dans le Sermon sur la Montagne,
Jésus a dit :
“Heureux êtes-vous quand,
à cause de moi,
on vous insulte,
on vous persécute
ou on dit contre vous
toutes sortes
de mensonges malveillants.
Réjouissez-vous,
soyez très joyeux,
puisque votre récompense
est grande dans le ciel.
Car c’est ainsi que les prophètes
qui ont vécu avant vous
ont été persécutés.”
Regardons maintenant une vidéo,
et notons ce qui a aidé
notre frère et notre sœur
à se réjouir
malgré la persécution.
-Un matin très tôt,
les forces spéciales russes
ont fait irruption chez moi.
Ils m’ont menotté et ils ont
perquisitionné l’appartement.
Ils m’ont emmené dans les bureaux
du FSB pour être interrogé.
Deux jours après, on a ordonné mon
placement en détention provisoire.
J’avais peur de ce qui pouvait
m’arriver en prison.
L’inspecteur m’a dit
que si je ne voulais pas que ma
situation devienne encore pire,
j’avais intérêt à avouer et à donner
les noms des frères et sœurs.
Et puis, ma femme
me manquait beaucoup ;
c’était très dur sans elle.
Pendant deux mois,
je n’avais ni bible, ni publication.
Alors j’ai décidé
de me faire une bible.
Ma femme m’a envoyé un cahier,
et tous les jours j’écrivais dedans
les versets que je me rappelais.
J’en étais à peu près à 500 versets
quand on m’a donné une bible.
J’étais tellement affamé
spirituellement
que je l’ai lue en entier
en quatre mois.
J’écrivais aussi des lettres
à ma femme et à mes amis,
et je leur parlais de ce que
j’avais aimé dans ma lecture.
Mais quand je recevais
leurs lettres,
je sentais les frères et sœurs
aussi proches de moi
que s’ils avaient été dans
les cellules d’à côté.
Je ne me sentais pas seul.
C’était comme si mes amis
étaient là avec moi.
En prison, tu es coupé
du reste de la société.
Mais rien ne peut te
couper de Jéhovah.
Pendant la journée,
je priais souvent,
mais ce que j’attendais surtout,
c’était le soir, quand tout
le monde était au lit
et que les lumières
étaient baissées.
Là, je pouvais parler à Jéhovah
autant que je voulais.
Il y avait des moments où j’étais
tout seul dans la cellule,
et évidemment j’en profitais :
je me mettais à genoux et je priais
tellement fort que j’en pleurais.
J’ai décidé de mettre par écrit tout
ce que je demandais à Jéhovah,
et à chaque fois qu’il répondait
à une de mes demandes,
je la rayais de la liste.
Je sentais que Jéhovah
était tout près de moi.
Tout au long de la journée,
je fredonnais nos cantiques
et nos chansons.
Mais quand j’étais tout seul,
je chantais à pleine voix.
Et aussi, je donnais le témoignage
à chaque fois que je pouvais.
J’ai pu parler de toutes
sortes de sujets,
des tatouages jusqu’au
“roi du Nord”.
Finalement, mes peurs
et mes inquiétudes
n’étaient pas justifiées.
Je suis resté en prison 343 jours,
et ‘pas un seul de mes
cheveux n’a été perdu’.
Ça a été l’année la plus
intéressante de ma vie,
une excellente
formation spirituelle.
Je ne me suis jamais senti
aussi proche de Jéhovah.
Quel honneur d’avoir pu
soutenir la souveraineté de Dieu.
-Qu’est-ce qui vous permet
de vous réjouir
malgré l’opposition
que vous endurez actuellement ?
Votre relation avec Jéhovah,
vos frères et sœurs,
et votre espérance
céleste ou terrestre,
en fait,
toutes ces choses.
Réjouissons-nous
de l’amour de Jéhovah
et de nos frères et sœurs.
Si vous endurez la persécution,
soyez certains
que vos frères et sœurs,
pas seulement
ceux de votre assemblée ou vos amis,
mais tous les frères et sœurs
du monde entier,
prient pour vous.
Les anges vous observent
et ils sont fiers
de votre fidélité.
Par votre exemple d’endurance,
vous encouragez
puissamment les anges !
Comme Jéhovah,
Jésus, et les anges,
vos frères et sœurs
parlent de vous avec fierté
et se réjouissent
“en raison de votre endurance
et de votre foi”
malgré les persécutions.
Frère William Turner,
assistant du Comité pour le service,
va maintenant développer
la partie suivante de cet exposé :
“Réjouissons-nous malgré :
La faim”.
-Comment vous sentez-vous
quand vous n’avez pas mangé
depuis un moment ?
Cela peut affecter votre humeur,
votre concentration,
parfois même votre capacité
à raisonner clairement.
Mais il peut arriver
qu’on ne trouve pratiquement
plus rien à manger
ou qu’on soit privé de nourriture
au point d’être complètement affamé.
Eh bien, c’est exactement
ce qu’a vécu l’apôtre Paul
pendant
qu’il effectuait son ministère.
Par exemple,
en 2 Corinthiens 11:27,
il dit qu’il a connu
“la faim et la soif”,
et “l’absence fréquente
de nourriture”.
Cela s’est sans doute passé
à des moments
où Paul traversait
des régions sauvages ou désertiques.
Parfois,
il a pu avoir faim ou soif
parce qu’il dépendait
de l’hospitalité des habitants,
ou de la nourriture
qu’il pouvait s’acheter
en essayant
de travailler sur place.
Paul a aussi vécu
une période de famine sévère,
une famine
qui a duré plus de trois ans
et qui a provoqué
une terrible pauvreté
en Juda et à Jérusalem.
Mais malgré
tous ces “moments sans nourriture”
que Paul a vécus,
il est intéressant
de noter son état esprit.
En 2 Corinthiens 6:10,
il se décrit lui
et ses compagnons chrétiens
“comme affligés
mais se réjouissant toujours”.
Paul reconnaissait donc
que des périodes difficiles
lui avaient provoqué de l’angoisse.
Mais comment
a-t-il pu garder sa joie,
la vraie joie intérieure,
malgré la faim ?
Découvrons sa réponse
dans la Bible
dans la lettre aux Philippiens.
Nous allons lire
Philippiens 4:11-13.
Paul écrit :
“Je ne dis pas cela
parce que je suis dans le besoin,
car j’ai appris
à me suffire à moi-même
quelle que soit ma situation.
Je sais vivre avec peu
et vivre dans l’abondance.
En toutes choses
et en toutes situations,
j’ai appris le secret
aussi bien d’être rassasié
que d’avoir faim,
aussi bien
d’être dans l’abondance
que d’être dans le besoin.
Pour toutes choses,
j’ai de la force
grâce à celui
qui me donne de la puissance.”
Avez-vous noté qu’au verset 12,
Paul dit qu’il a “appris le secret
aussi bien d’être rassasié
que d’avoir faim” ?
Mais c’est quoi,
ce secret ?
C’est compter sur Jéhovah
pour obtenir de quoi vivre
et se contenter
de ce qu’il nous donne.
Et c’est
ce qu’a vécu Paul.
Il a appris un métier
pour ne pas être
à la charge des autres.
Et comme son ministère
l’occupait pleinement,
il n’avait pas
beaucoup de choses à lui.
Mais il était reconnaissant
à ses frères de le soutenir.
Il appréciait l’aide
qu’ils lui apportaient ;
il ne manquait de rien.
Paul a tiré des leçons
de chacune de ces situations.
Et comme il voyait
la main de Jéhovah agir dans sa vie,
il est devenu évident
que peu importe ce qu’il vivait,
il pouvait être sûr
que Jéhovah comblerait ses besoins.
Et avez-vous noté au verset 13 ?
Jéhovah a soutenu Paul,
il lui a donné de la puissance.
Donc quand Paul était
dans des situations difficiles,
il se contentait toujours
de ce qu’il avait,
il gardait sa joie intérieure,
et il continuait de prêcher.
Voyons maintenant quelles leçons
on peut tirer de l’exemple de Paul.
Il peut nous arriver à tous
de souffrir de la faim
pour diverses raisons.
Par exemple,
une pénurie alimentaire,
provoquée
par des troubles civils
ou une crise économique.
En raison
des évènements mondiaux actuels,
beaucoup
ont perdu leur travail.
Donc, un revers financier
peut nous obliger à vivre
avec des revenus
beaucoup plus limités.
On peut aussi
être privé de nourriture
en raison de la persécution.
Dans les camps
de concentration nazis,
on privait nos frères et sœurs
de nourriture ;
c’était une méthode diabolique
pour essayer
de briser leur intégrité.
Et même
dans nos activités chrétiennes,
ceux qui déménagent pour servir
là où il y a besoin de renfort
doivent parfois aussi s’adapter
et apprendre à vivre avec moins.
En fait,
dans diverses situations,
vous comme moi
pourriez manquer de nourriture
ou même avoir faim.
Et cela pourrait nous stresser,
nous angoisser.
Mais l’antidote,
c’est de compter vraiment
sur Jéhovah.
Vous savez,
c’est ça qui nous aide
à garder notre calme
et nous aide
à vivre au jour le jour.
Dans un pays
touché par l’inflation,
un père de famille a dit :
“Chaque jour,
je demandais à Dieu :
donne-nous le pain
dont nous avons besoin aujourd’hui
pour qu’on puisse survivre.”
Nous devons aussi apprécier
ce que Jéhovah nous procure.
Un jour,
ce frère a fait la queue
pour acheter de la nourriture,
et tout ce qui restait,
c’était quelque chose
qu’il n’aimait pas.
Alors qu’est-ce qu’il a fait ?
Il raconte :
“Je n’aime pas les yaourts.
Mais c’était de la nourriture.
Du coup, ce soir-là,
nous avons mangé des yaourts.”
Et il a remercié Jéhovah
d’avoir pu manger.
Vous savez,
peut-être qu’aujourd’hui,
on a encore le choix
de manger ce qui nous fait plaisir.
Mais si les choses changent,
est-ce qu’on saura s’adapter
et rester reconnaissants ?
C’est vraiment rassurant de savoir
que Jéhovah prend soin de nous,
et qu’il nous donne
ce dont nous avons besoin.
Et naturellement,
il est important de ne pas refuser
ce que Jéhovah
met à notre disposition.
Dans la vidéo qui va suivre,
notez ce qui a aidé notre sœur
à se réjouir malgré la faim.
-Ici, au Vénézuéla,
avant la crise,
on n’avait pas autant de
problèmes d’argent qu’aujourd’hui.
On pouvait aller dans les magasins
et acheter la nourriture
qu’il nous fallait,
la vie était plus tranquille.
Pour nous, la situation est vraiment
devenue difficile il y a cinq ans.
On avait du mal à trouver
de la nourriture,
même les denrées de base.
Quand on devait aller
faire les courses,
eh bien, il n’y avait plus rien.
Deux anciens passaient me voir
pratiquement tous les jours,
et ils me demandaient à chaque
fois de quoi j’avais besoin.
Quand je préparais les repas
et que je les servais,
le plus important c’était que mes
enfants aient assez à manger.
Je leur donnais toujours
la plus grosse part.
Quand mon fils, qui était
encore petit, me demandait :
“Maman, c’est tout
ce que tu vas manger ?”
Je lui répondais :
“Oui, mon chéri, ça me suffit.”
Il me disait : “Ça m’étonnerait.”
Je me disais :
“Je peux tenir avec ça”,
mais ce que je mangeais
n’était vraiment pas suffisant.
Un dimanche matin,
pendant la réunion,
je me suis sentie mal, mais,
grâce à Jéhovah, ma fille était là.
Quand je suis revenue à moi,
elle m’a dit :
“Maman, tu as fait trois malaises.”
J’ai dit :
“Non, ce n’est pas possible.”
Les frères m’ont tout de suite
emmenée chez le médecin.
Il m’a diagnostiqué
une grave malnutrition.
Alors, les frères ont mis
en place un plan d’action :
ils m’apportaient
des repas tout prêts
et ils restaient avec moi
jusqu’à ce que j’aie tout mangé.
Je n’ai toujours pas retrouvé
mon poids d’avant,
car je n’étais pas aussi mince.
Mais côté santé, tout va bien.
Les anciens ont toujours
veillé sur moi,
et ça, ça m’a donné de la force.
Je vous assure, je n’ai
jamais perdu ma joie.
Et tout ça, c’est grâce à Jéhovah.
Je le remercie parce qu’il
comble tous mes besoins.
Il m’habille, il me nourrit
et il me donne de vrais amis.
Voilà ce que Jéhovah fait pour moi !
-Avez-vous noté
ce qui a soutenu notre sœur ?
Tout d’abord,
sa relation avec Jéhovah.
Elle a compris l’importance
de rester proche de lui
et d’assister régulièrement
aux réunions.
Et puis naturellement,
il y a eu les frères et sœurs.
C’est vraiment réconfortant
de voir comment les anciens
se sont occupés d’elle ;
ils sont venus la voir
tous les jours,
lui ont apporté de la nourriture,
et ils se sont même assurés
qu’elle mangeait assez.
C’est la même chose pour nous.
Entretenir
notre relation avec Jéhovah,
recevoir l’aide
de nos frères et sœurs
et tenir ferme notre espérance
sont des moyens
qui nous permettent
de nous réjouir malgré la faim.
Nous sommes
pleinement convaincus
de ce que Paul a dit
en Philippiens 4:12.
Jéhovah peut combler nos besoins
quelle que soit la situation
et il va le faire.
Soyons-en convaincus.
Quand on souffre de la faim,
c’est naturel de se préoccuper
de notre bien-être
et de celui de nos proches.
Et pourtant,
comme nous l’avons vu,
il est possible de se réjouir
malgré d’éventuelles privations.
Mais comment ?
Il faut apprendre le secret.
Tout le monde
aime connaître un secret,
et Jéhovah est très heureux
de nous révéler ce secret.
Mais on doit compter sur lui
et remarquer comment
il intervient en notre faveur.
Jéhovah se réjouit de voir
que nous restons fidèles et joyeux.
Soyons confiants
qu’il n’abandonnera
jamais ses serviteurs !
Frère Robert Luccioni,
assistant du Comité d’édition,
va maintenant développer
la partie suivante de cet exposé :
“Réjouissons-nous malgré :
La nudité”.
-Est-il possible de se réjouir
malgré les difficultés ?
Jusqu’à présent,
nous avons vu que l’apôtre Paul
a gardé sa joie
malgré les épreuves,
l’angoisse, la persécution,
ou même la faim.
Et vous avez sûrement
été encouragés,
parce que beaucoup
d’entre vous ont vécu
ou vivent actuellement
ce genre de difficultés.
Mais parlons à présent
de situations où on perd tout
à cause d’une catastrophe
ou de troubles civils.
Que peut nous apprendre
la vie de Paul ?
Dans notre verset thème,
Romains 8:35,
Paul dit que pas même la “nudité”
ne peut “nous séparer
de l’amour
que le Christ a pour nous”.
Et ça aussi,
Paul l’a vécu personnellement.
Lisons ensemble
2 Corinthiens 11:27.
Et notons comment Paul
décrit ses difficultés.
Selon 2 Corinthiens 11:27,
Paul a “connu
le travail pénible et les efforts,
beaucoup de nuits sans sommeil,
la faim et la soif,
l’absence fréquente de nourriture,
le froid
et le manque de vêtements”,
ou “la nudité” selon la note.
Si Paul a manqué de vêtements,
ce n’est pas
parce qu’il était paresseux.
Nous savons qu’il travaillait dur
pour subvenir à ses besoins.
Il a eu froid
et il a manqué de vêtements
à cause de malheurs
qui lui sont arrivés
pendant son ministère.
Par exemple,
vous vous rappelez,
un jour,
Paul était sur un bateau
qui a été emporté
par un vent très violent
et qui a fait naufrage.
Mais Paul et les autres passagers
se sont agrippés à des planches
et à “des débris du bateau”.
Quand ils ont atteint le rivage,
il ne leur restait sans doute
que peu ou plus de vêtements.
Les habitants de Malte
ont même dû allumer un feu
pour réchauffer
les survivants frigorifiés.
À d’autres moments,
Paul a dû s’enfuir
avec juste les vêtements
qu’il avait sur le dos.
Il a aussi été battu ou lapidé,
ce qui a sûrement
déchiqueté ses vêtements.
En Actes 16:22,
on découvre l’épisode
où “les magistrats civils”
lui arrachent ses vêtements
et ordonnent qu’on le fouette
à coups de baguettes
et qu’on le jette en prison.
Eh bien,
ces récits nous aident
à mieux comprendre
les paroles de Paul
en 1 Corinthiens 4:11.
1 Corinthiens 4:11 :
“Jusqu’à maintenant,
nous continuons
d’avoir faim et soif,
d’être pauvrement vêtus,
d’être battus,
d’être sans domicile.”
Mais malgré ces difficultés,
à quoi Paul
a-t-il encouragé les chrétiens ?
Regardons au verset 16.
Il dit :
“Je vous encourage donc à m’imiter.”
Vous voyez,
il les a encouragés à l’imiter,
c’est-à-dire
à se réjouir malgré les épreuves.
En Romains 12:12, il nous dit :
“Réjouissez-vous
grâce à l’espérance.
Partagez avec les saints
selon leurs besoins.”
Paul se réjouissait
de soutenir les autres
alors que lui-même
n’avait pas grand-chose.
Aujourd’hui,
beaucoup de nos frères et sœurs
ont subi
des catastrophes terribles.
Voici quelques exemples
de ces dernières années :
des séismes en Albanie,
aux Philippines,
à Porto Rico, et ailleurs ;
de graves inondations au Congo,
en Espagne, aux États-Unis ;
des ouragans et des tornades
aux Bahamas, aux Philippines ;
de terribles incendies
en Australie et aux États-Unis.
Et ainsi de suite.
Et vous voyez, le résultat,
c’est que nos frères et sœurs,
et peut-être
certains d’entre vous,
ont dû quitter leur maison
en pleine nuit
avec juste les habits
qu’ils avaient sur le dos.
Parfois,
la catastrophe a détruit
tout ce que nos compagnons
possédaient.
Ça nous fait de la peine
quand on entend de tels récits.
Et vous, chers frères et sœurs
qui subissez ces choses,
sachez que nous prions pour vous
chaque jour.
Mais nous savons que malgré tout,
vous continuez de vous réjouir.
Comment est-ce possible ?
Dans la vidéo qui va suivre,
notez ce qui a aidé
notre frère et notre sœur
à se réjouir
même s’ils n’avaient pas
les vêtements qu’il leur fallait.
-Alors, une chose qu’il
faut savoir sur New York,
c’est qu’on vit vraiment
à 100 à l’heure.
C’est comme ça,
on doit suivre le rythme.
-On arrivait à s’en sortir,
on était heureux :
notre service de pionnier,
notre travail.
On essayait juste de
survivre à New York.
-En général, on a besoin de
faire attention à notre sécurité,
on doit être attentifs à
ce qui nous entoure.
Mais les ouragans,
on n’y avait jamais pensé,
on n’avait jamais
eu à s’en inquiéter.
Au début quand on
a entendu l’alerte,
il pleuvait et il y avait
pas mal de vent.
Et puis, on a commencé à voir l’eau
inonder le parking devant chez nous,
et c’est là que je me suis dit :
“Ça va être grave.”
-On est partis juste avec
ce qu’on avait sur le dos.
Tout a été dévasté.
On a tout perdu,
en une seule nuit.
-Je n’avais jamais imaginé que
l’eau inonderait notre logement
et qu’elle détruirait tout ce qu’on
avait, même nos vêtements.
J’ai vraiment ressenti ce que
c’est de ne plus rien avoir.
Ça m’a brisé le cœur.
Et tout ce que je pouvais faire,
c’était de me demander :
et qu’est-ce qu’on
fait maintenant ?
On avait notre assemblée de
circonscription ce week-end-là.
Je n’avais même pas
de veste ou de cravate.
Je n’aurais jamais cru
manquer de vêtements un jour.
J’en avais toujours eu.
-Mais les frères et sœurs
se sont mobilisés
pour nous aider de
plein de façons.
Le vendredi, j’ai entendu
frapper à la porte,
et là, des vêtements
et des chaussures.
-Ils nous ont acheté des vêtements.
Ce qu’on a vécu, c’était incroyable.
Les frères et sœurs nous
ont pris dans les bras,
ils nous ont donné de l’argent.
On est convaincus qu’on a été
habillés grâce à l’amour de Jéhovah.
On a pu assister à l’assemblée
et on a profité du programme
malgré ce qui nous arrivait.
Même si on a perdu
tout ce qu’on avait,
on a pu continuer notre service
de pionnier jusqu’à aujourd’hui.
-Jéhovah a fait une promesse.
Si on cherche d’abord le Royaume,
Jéhovah s’occupera de
toutes les autres choses.
Et c’est de là que vient ma joie.
-Quelles que soient les
épreuves que nous traversons,
et même si c’est au point
de ne plus avoir de vêtements,
rien ne peut briser la relation que
nous avons avec notre Dieu, Jéhovah.
-Avez-vous noté
ce qui a aidé ce couple ?
Ils ont tout perdu
en une seule nuit.
Ils ne savaient pas
comment ils allaient s’en sortir.
Mais avez-vous remarqué
leur résolution ?
Brian a dit :
“Quelles que soient les épreuves
que nous traversons,
et même si c’est au point
de ne plus avoir de vêtements,
rien ne peut briser la relation
que nous avons avec Jéhovah.”
Ils ont été touchés de voir
ce que leurs frères et sœurs
ont fait pour les soutenir.
Ils ont gardé leur foi en Jéhovah
et leur espérance.
Qu’est-ce que ça nous apprend ?
Eh bien,
quand nous traversons des épreuves,
même si elles nous font perdre
tout ce que nous possédons,
même nos vêtements,
nous pouvons garder notre joie.
Comment ?
Grâce aux trois moyens
dont nous venons de discuter :
entretenir
notre relation avec Jéhovah,
recevoir
l’aide de nos frères et sœurs
et tenir ferme notre espérance.
Alors,
beaucoup de vous répondent présent
quand il y a besoin d’aide,
et on vous en remercie beaucoup.
Les catastrophes naturelles
sont de plus en plus fréquentes
et elles font
de plus en plus de dégâts.
Il y a donc
de plus en plus besoin
de porter secours
à nos frères et sœurs.
Nous vous félicitons
et nous vous remercions
pour ce que vous faites.
Certains d’entre vous
se sont même portés volontaires
pour se rendre
dans des régions sinistrées.
Par exemple,
après l’ouragan Dorian aux Bahamas,
des frères qui sont pilotes
ont transporté
plus de 700 volontaires
vers cette zone.
D’autres soutiennent
les frères et sœurs
de leur propre région.
Par exemple, au Congo,
en raison des troubles civils,
beaucoup de nos frères et sœurs
ont dû s’enfuir de chez eux
avec juste les vêtements
qu’ils portaient sur eux.
Comme ils n’avaient
plus rien pour vivre,
comment allaient-ils s’en sortir ?
Eh bien,
les frères et sœurs
des assemblées voisines,
même s’ils avaient peu de moyens,
leur ont donné de l’argent,
de la nourriture, des vêtements
et même un endroit où loger.
En Bolivie et au Vénézuéla,
des assemblées
ont préparé des repas
et ont distribué
de la nourriture.
Et voyez la solidarité
de nos frères et sœurs
pendant cette pandémie de Covid-19.
Ils ont fourni de la nourriture,
des produits de première nécessité,
ils ont organisé
un soutien moral et spirituel.
Tout le monde s’est entraidé
dans les assemblées.
Alors vous voyez,
par votre esprit de sacrifice
et par vos offrandes généreuses,
vous êtes une bénédiction
pour vos frères et sœurs
partout dans le monde.
Et quelle claque
dans la tête de Satan !
Pourquoi nous disons cela ?
Eh bien,
si vous vous souvenez de Job 1:11,
Satan a insulté Jéhovah,
et tous ceux qui aiment Jéhovah.
Il a insinué
qu’on arrêterait de servir Jéhovah
si on subissait des épreuves.
Lisons Job 1:11.
“Pour changer, tends ta main
et frappe
tout ce qui lui appartient,
et, à coup sûr,
il te maudira en face.”
Donc, Satan était convaincu
que s’il fallait choisir
entre perdre nos biens matériels
et rester fidèles à Jéhovah,
on choisirait nos biens.
Satan était convaincu
que s’il fallait choisir
entre nous aider nous-mêmes
ou aider quelqu’un d’autre,
on choisirait
de s’aider soi-même.
Il s’est complètement trompé !
Il doit être furieux quand il voit
toutes les belles choses
qui se passent
dans l’organisation de Jéhovah
aujourd’hui !
Alors que faire ?
Continuons à le rendre furieux.
Continuons à porter secours
à nos frères et sœurs.
Cela nous rendra heureux nous,
ainsi que nos chers amis.
Alors, chers frères et sœurs,
soyons déterminés à rester joyeux
en faisant ces trois choses :
en entretenant
notre relation avec Jéhovah,
en appréciant
le soutien de nos frères et sœurs
et en méditant
sur notre précieuse espérance.
Et n’oublions jamais que,
si nous continuons
à servir Jéhovah fidèlement
malgré la nudité,
même si on perd tout,
nous réjouissons
le cœur de Jéhovah.
Et ça,
c’est une des plus grandes
causes de joie qui soit.
Frère Ralph Walls,
assistant
du Comité pour le personnel,
va maintenant développer
la partie suivante de cet exposé :
“Réjouissons-nous malgré :
Le danger”.
-Vous avez remarqué ?
Le titre de ce discours
n’est pas une question.
Non, c’est une affirmation.
Nous pouvons nous réjouir
malgré le danger.
Nous allons reprendre ensemble
l’exemple de l’apôtre Paul.
Paul a été capable de se réjouir
malgré le danger.
C’est vrai,
son ministère n’a pas été
un long fleuve tranquille.
Dans un seul verset,
il mentionne huit dangers
qu’il a affrontés,
comme le “danger
à cause des voleurs”.
À Éphèse, il a peut-être
même dû se défendre
contre des bêtes sauvages
dans une arène.
Ouvrons notre bible
en 2 Corinthiens chapitre 1 ;
nous allons lire les versets 8-11.
Voilà ce que dit Paul :
“Nous ne voulons donc pas,
frères, vous cacher les épreuves
que nous avons subies
dans la province d’Asie.”
Alors, Paul a écrit cela pendant
qu’il était en Europe, en Macédoine.
Il poursuit :
“Nous avons été soumis
à une pression extrême,
au-delà de nos forces,
si bien que nous avons
même eu peur pour nos vies.
Oui, nous avions l’impression
d’avoir été condamnés à mort.
C’était pour que
nous mettions notre confiance,
non pas en nous-mêmes,
mais dans le Dieu
qui ressuscite les morts.
C’est d’un tel danger de mort
qu’il nous a délivrés
et qu’il nous délivrera encore,
et nous avons en lui l’espérance
qu’il continuera de nous délivrer.
Vous aussi, vous pouvez nous aider
en suppliant pour nous.
Ainsi, grâce à la faveur
que nous aurons reçue
en réponse aux prières
de nombreuses personnes,
beaucoup remercieront Dieu
à notre sujet.”
À peine un an plus tôt,
Paul avait écrit
sa première lettre aux Corinthiens.
À l’époque,
il était en Asie, à Éphèse.
Dans le chapitre 15 de cette lettre,
au verset 32, il dit :
“Si, comme d’autres hommes,
j’ai combattu contre
des bêtes sauvages à Éphèse,
à quoi cela me sert-il ?”
Paul faisait peut-être allusion
à un combat littéral
contre des bêtes sauvages
dans l’arène.
Mais l’espérance de la résurrection
lui a donné de la force,
comme il vient de le dire :
“C’était pour que
nous mettions notre confiance,
non pas en nous-mêmes,
mais dans le Dieu
qui ressuscite les morts.”
Paul a aussi été encouragé
et fortifié par d’autres chrétiens.
Il dit : “Vous aussi,
vous pouvez nous aider
en suppliant pour nous.
Ainsi, grâce à la faveur
que nous aurons reçue
en réponse aux prières
de nombreuses personnes,
beaucoup remercieront Dieu
à notre sujet.”
Dans notre assemblée,
nous aussi nous pouvons compter
sur nos frères et sœurs
qui nous soutiennent
de bien des manières.
À un moment de son ministère,
Paul et ses compagnons de voyage
ont “été soumis
à une pression extrême”
et ils ont “même eu peur
pour leurs vies”.
De quel soutien
Paul a-t-il bénéficié ?
Il a été encouragé et consolé
par des frères et sœurs
qui sont venus à son secours.
Quand des catastrophes naturelles
ou d’autres malheurs surviennent,
très souvent nos frères
sont les premiers
à se rendre sur place.
Les premiers à apporter
une aide matérielle et spirituelle
à leurs compagnons chrétiens
et aux autres sinistrés.
C’est sûr, aujourd’hui,
nous ne combattons pas
des bêtes sauvages dans des arènes.
Toutefois, comme Paul,
nous pouvons nous réjouir
malgré les dangers de notre époque.
Nous pouvons tous connaître
le “danger à cause des voleurs”
ou le risque d’être agressé,
surtout en période
de troubles civils.
La Bible a annoncé que
dans les “derniers jours”,
les gens seraient
“cruels, sans amour du bien”.
Dans la vidéo qui va suivre,
notez ce qui aide une famille
à se réjouir malgré le danger.
-Je suis né à Caracas
et j’habite dans un quartier
de la ville qui s’appelle Petare.
C’est un quartier violent,
où il y a beaucoup de délinquants.
Il y a quelques années, une de
nos pionnières a reçu une balle,
et malheureusement, elle est morte.
En fait, c’est aussi ce
qui est arrivé à mon fils.
Il y a eu une bagarre
dans le quartier,
et mon fils a été touché
par une balle perdue,
il est mort sur le coup.
Ça a laissé un grand vide.
Ça me faisait mal
d’entrer dans sa chambre
et de voir qu’il n’était plus là.
Et puis, voir ses affaires,
ses chaussures,
ses vêtements préférés.
Tout était encore dans l’armoire.
Je ne pouvais pas
m’empêcher de pleurer.
C’était vraiment dur.
Quand les frères et sœurs de
notre assemblée l’ont appris,
ils nous ont soutenus tout de suite.
Ils nous ont accompagnés
pour faire les démarches
qui sont difficiles quand
on perd quelqu’un qu’on aime.
Après tout ça,
j’avais très peur de sortir de
chez moi pour aller prêcher.
J’avais peur que ma famille
ou moi, on se fasse tuer.
J’ai prié Jéhovah,
et il m’a aidé à prendre
de sages décisions
pour que je continue à prêcher.
Alors c’est vrai,
parfois, quand je suis seul
et que je repense à mon fils,
les souvenirs remontent,
et forcément la plaie se rouvre,
je me remets à pleurer.
Mais je garde bien en tête
la promesse de la résurrection,
et c’est ce qui me
pousse à m’accrocher.
Il y a un récit que j’aime beaucoup,
et j’y pense très souvent,
c’est l’histoire de Lazare.
Marthe dit quelque
chose de très fort :
‘Je sais qu’il ressuscitera
au dernier jour.’
Et comme elle, j’ai totalement
confiance en Jéhovah.
Je sais que notre fils
va ressusciter.
Jéhovah va nous le redonner.
Quand tout ça est arrivé,
c’est vrai que pendant un temps,
j’ai perdu ma joie.
Mais une fois que j’ai réussi
à faire mon deuil,
j’ai retrouvé de la joie grâce
à l’espérance de la résurrection.
C’est comme si Jéhovah me disait :
“Ne t’inquiètes pas.”
Comme s’il me donnait
une petite tape sur l’épaule
en me disant : “Tiens bon
et tu vas le retrouver.
Fais-moi confiance,
reste fidèle, et tu le reverras.”
-Avez-vous noté
ce qui a aidé cette famille
à se réjouir malgré le danger ?
La prière,
l’espérance de la résurrection,
le soutien des frères et sœurs,
et bien sûr, l’esprit de Jéhovah.
Par quels moyens Jéhovah
vous permet-il personnellement
de vous réjouir malgré les dangers
que vous affrontez actuellement ?
Votre relation avec lui,
vos frères et sœurs,
notre espérance
ou autre chose encore ?
En ces derniers jours
“difficiles à supporter”,
réjouissons-nous de l’espérance
de pouvoir vivre bientôt
sans craindre le danger.
Comme Habacuc à son époque,
nous attendons avec impatience
d’être soulagés de la méchanceté.
Lisons ensemble Habacuc chapitre 1.
Vous noterez
dans quel état de stress il était
à cause de la violence, des disputes
et de l’oppression
qui l’entouraient.
Il demande :
“Jusqu’à quand, ô Jéhovah ?
Jusqu’à quand faudra-t-il
que j’appelle à l’aide
à cause de la violence ?
Pourquoi me fais-tu
voir l’injustice ?
Et pourquoi tolères-tu
l’oppression ?
Pourquoi cette destruction
et cette violence autour de moi ?
Pourquoi toutes ces disputes
et tous ces conflits ?”
Pourquoi ? Pourquoi ?
Pourquoi ? Pourquoi ?
Jusqu’à quand ?
Mais notez ce que Jéhovah lui répond
au chapitre 2, verset 3 :
“Car la vision est encore
pour son temps fixé,
mais elle court vers sa réalisation,
et elle ne mentira pas.
Même si elle tarde,
continue à l’attendre !
Car elle se réalisera sans faute.
Elle ne sera pas en retard !”
Comme Habacuc,
nous faisons confiance à Jéhovah,
et nous sommes convaincus
qu’il mettra bientôt fin
à la violence.
Habacuc savait qu’il pouvait
toujours s’appuyer sur Jéhovah,
et donc il n’a pas hésité
à lui demander de l’aide.
Il ne s’est pas juste enfermé
dans ses inquiétudes,
en essayant de se faire une raison.
Au lieu de cela,
il a parlé à Jéhovah
de ce qui le tracassait.
C’est un bon exemple pour nous.
Notez à quoi il était résolu,
d’après le chapitre 3, le verset 18.
Il dit :
“Moi, toutefois,
j’exulterai en Jéhovah ;
je trouverai ma joie
dans le Dieu qui me sauve.”
Aujourd’hui, Jéhovah,
le Dieu qui écoute la prière,
nous invite à
lui montrer notre confiance
en le priant
et en lui parlant de nos soucis.
Jéhovah n’a pas reproché à Habacuc
d’avoir exprimé ses sentiments.
Il lui a même demandé
de les mettre par écrit,
sans doute pour nous montrer
qu’il est tout à fait normal
d’être abattu.
Et d’ailleurs Jéhovah veut
qu’on lui en parle.
On verra alors
la réponse de Jéhovah.
Il nous prendra alors
tendrement dans ses bras
et il nous expliquera
ce qu’il faut faire.
Il nous révèlera ses pensées
quelle que soit
la cause de nos souffrances.
Des prières à cœur ouvert
sont une des plus belles
expressions de confiance en Dieu.
Nous nous réjouissons
de savoir que Jéhovah est impatient
de nous délivrer
de tous les dangers !
Frère David Schafer,
assistant du Comité d’édition,
va maintenant développer
la dernière partie de cet exposé
“Réjouissons-nous malgré : L’épée”.
-Pendant son premier
emprisonnement
à Rome de 59 à 61,
Paul était assigné à résidence,
sous la surveillance
constante d’un soldat.
Pendant ces deux années,
il prêchait
à tous ceux qui venaient le voir
et il a écrit les lettres
aux Éphésiens, aux Philippiens,
aux Colossiens, à Philémon,
et sans doute aux Hébreux.
Puis apparemment,
Paul a été libéré.
Il a pu reprendre
son activité missionnaire.
Et il a écrit à Timothée,
qui était à Éphèse,
et à Tite,
qui se trouvait en Crète.
Mais peu après, l’empereur Néron
a accusé à tort les chrétiens
d’avoir déclenché l’incendie
qui a pratiquement détruit Rome,
et une fois de plus,
Paul s’est trouvé emprisonné.
C’était en 65.
Après avoir servi Jéhovah fidèlement
pendant des dizaines d’années,
que ressentait Paul ?
Nous trouvons la réponse
dans sa deuxième lettre à Timothée,
qu’il a écrite en prison.
Prenons 2 Timothée chapitre 4.
Les soldats
qui ont arrêté Paul
portaient-ils des épées ?
Sans doute.
Est-ce qu’en voyant ces épées,
Paul s’est souvenu
que le roi Hérode Agrippa Ier
avait fait exécuter Jacques,
le frère de Jean,
par l’épée ?
C’est très probable.
Mais d’après
ce que nous allons lire,
Paul sentait que sa propre
exécution était très proche.
Mais nous allons noter
un élément important.
Ce sont les trois choses
qui ont encouragé Paul
dans l’attente
de son exécution.
Lisons ensemble
2 Timothée 4:6-8:
“Car moi, je suis déjà
en train d’être versé
comme une offrande de vin,
et le moment
de ma libération est imminent”,
c’est-à-dire sa mort,
qui allait permettre
sa future résurrection
dans le royaume céleste du Christ.
Et au verset 7, il poursuit :
“J’ai combattu le beau combat,
j’ai achevé la course.”
“J’ai achevé”, oui, Paul était sûr
qu’il allait remporter
fidèlement sa course chrétienne.
Il en était vraiment persuadé.
Il ajoute :
“J’ai gardé la foi.
Désormais m’est réservée
la couronne de justice”.
Et là on constate à quel point
Paul avait une foi solide.
Et il continue :
“Que le Seigneur,
le juste juge,
me donnera
en récompense ce jour-là.”
Est-ce que
vous ressentez la relation forte
que Paul avait
avec Jéhovah ?
Et sa confiance absolue
que le Fils de Dieu
lui accorderait
la récompense promise ?
Et il poursuit :
“Quoique pas seulement à moi,
mais aussi à tous ceux
qui auront aimé
son apparition.”
Paul aimait
ses frères et sœurs,
et il ne les a pas oubliés.
Voilà donc comment
Paul a été capable de se réjouir
malgré le risque
d’être tué :
ses frères et sœurs,
sa relation avec Jéhovah,
et son espérance.
Paul ne voulait pas mourir.
Il aurait préféré continuer
de servir Jéhovah.
Pourtant, il a fait face
à la mort avec courage,
et il s’est réjoui de savoir
que sa récompense l’attendait.
Donc, comme Paul,
nous pouvons nous réjouir
même si nous sommes
menacés de mort.
Comment cela ?
Revenons à
notre verset thème :
Romains 8:35.
Quelle est la réponse
aux deux questions
que Paul pose ici, à savoir :
Qui nous
séparera de l’amour du Christ?
L’épreuve,
l’angoisse, la persécution,
la faim, la nudité,
le danger ou l’épée ?”
Réponse aux versets 38 et 39 :
“Car je suis convaincu que
ni mort ni vie,
ni anges
ni gouvernements,
ni choses présentes
ni choses à venir,
ni puissances,
ni hauteur ni profondeur,
ni aucune autre création
ne pourra” donc,
pas même la mort ne pourra
“nous séparer de l’amour
que Dieu a pour nous et qui est
en Christ Jésus notre Seigneur.”
Une pause temporaire
dans la tombe
ne peut pas éteindre l’amour
de Jéhovah pour ses serviteurs.
Est-ce que Jéhovah
aime toujours
Abraham, Isaac, et Jacob ?
Sara, Rébecca, Job, Moïse, Daniel ?
Et tous ceux
qui sont morts dans des prisons,
dans les camps de concentration
à cause de leur foi ?
Est-ce que Jéhovah
les aime toujours ?
Bien sûr,
il les aime.
Et il aime aussi
les centaines de frères et sœurs
qui sont morts récemment
à cause du Covid-19.
Il aime toujours votre mamie,
votre papa, votre sœur.
Il les garde dans sa mémoire.
Il les ramènera à la vie.
Et cette certitude nous aide aussi,
chers frères et sœurs,
si un jour,
comme Paul,
nous sommes menacés
de mort par l’épée.
Dans la vidéo
qui va suivre,
notez quelles
dispositions de Jéhovah
ont aidé notre frère
Baite Michael Dugbe à se réjouir
alors que sa vie
était menacée.
-Quand tout s’écroule
autour de nous,
quand c’est le
chaos absolu,
il y a une seule chose
sur laquelle on peut compter,
c’est notre relation
avec Jéhovah.
Je m’appelle
Baite Michael Dugbe.
Je suis né à Monrovia,
au Libéria, en 1980.
Avant la guerre, j’ai eu
une enfance très heureuse.
J’avais des
parents formidables,
on vivait dans
une belle maison,
et on allait dans
une très bonne école.
Quand j’avais neuf ans,
tout a basculé
du jour au lendemain.
On a entendu dire
que des rebelles
essayaient de renverser
le gouvernement.
Ces rumeurs ont suffi
à créer la panique.
Les entreprises ont
commencé à fermer.
Les services publics
ont cessé de fonctionner :
l’eau, l’électricité,
tout a été coupé.
Les années qui ont suivi
ont été très instables.
En 1996, la situation
s’est encore aggravée.
C’était la guerre généralisée.
Cette fois, les rebelles
sont entrés dans Monrovia.
Il y avait beaucoup de pillages.
Il y avait beaucoup de fusillades.
Les rebelles torturaient ceux qui
refusaient de rejoindre leur armée.
Dans ce genre de situation,
on a vraiment peur, on panique.
Quand tu sens
la peur monter en toi,
la meilleure chose
à faire, c’est de prier,
de demander précisément
à Jéhovah ce qu’il faut faire.
Comme les combats
s’intensifiaient
et se rapprochaient
de chez nous,
on n’était plus en sécurité,
et on a dû fuir.
On s’est retrouvés à la filiale.
Les frères ont été très gentils,
ils ont bien pris soin de nous.
Et surtout,
ils ont veillé à ce qu’on poursuive
nos activités spirituelles.
Quand j’y repense,
je suis reconnaissant
d’être encore en vie.
Il y a deux choses qui
nous ont aidés à nous en sortir.
La première, c’est
notre relation avec Jéhovah.
C’est la seule chose qui
permet de rester stable.
Mais c’est aussi grâce
à l’aide de nos frères et sœurs
qu’on a survécu.
C’est dans ces moments d’épreuve
qu’on se rend vraiment compte
à quel point on a besoin
de nos frères et sœurs.
Je ressens beaucoup de joie
dans ce que je fais au Béthel
pour le service audio-vidéo.
J’aime beaucoup les frères
et sœurs avec qui je travaille.
C’est uniquement grâce
à Jéhovah que je suis vivant
et que je peux
le servir chaque jour.
-Cette vidéo nous rappelle
que la vie dans ce monde
ne tient pas à grand-chose.
Mais avez-vous noté ce qui a aidé
notre frère à se réjouir
alors que sa vie était menacée ?
C’était sa relation avec Jéhovah.
Et c’était aussi
ses frères et sœurs qui l’ont aidé
à entretenir son espérance par
une étude régulière de la Bible,
les réunions et la prédication.
Est-ce que certains de nous
devront mourir pour leur foi
comme beaucoup
de chrétiens du premier siècle
et certains à notre époque ?
C’est possible.
On n’a pas la garantie
de vivre une vie
sans problèmes.
On peut aussi mourir
de maladie, dans un accident,
ou en raison
d’autres évènements
liés aux derniers jours.
On peut mourir avant
que le monde nouveau ne vienne,
comme ça a été le cas de beaucoup
de nos chers frères et sœurs.
Ou au contraire passer vivants
la grande tribulation.
Dans tous les cas,
soyons déterminés à rester fidèles
à Jéhovah jusqu’à la fin.
“Mais celui qui aura enduré
jusqu’à la fin
sera sauvé.”
Si on part du principe
que le monde nouveau
sera établi avant qu’on ne meure,
on risque
de ne pas être prêts
à rester fidèles
jusqu’à la mort si nécessaire.
Et si on part du principe qu’on sera
morts avant la grande tribulation,
on risque de ne pas être
prêts à résister à ces épreuves-là.
La seule façon de se préparer
pour les deux éventualités,
c’est de rester
spirituellement forts et vigilants.
“Soyez donc vigilants,
a dit Jésus,
parce que vous ne savez pas
quel jour votre Seigneur vient.”
Cela nous a fait du bien
d’examiner de plus près
la déclaration encourageante
de Paul en Romains 8:35.
Qu’avons-nous appris
durant cet exposé ?
Nous avons vu
que Romains 8:35-39
nous garantit
qu’aucune difficulté
ne peut empêcher
Jéhovah de nous aimer.
Si on sait que Jéhovah
nous approuve
et nous aime
alors que nous souffrons,
nous réussirons
à nous réjouir
malgré l’épreuve,
l’angoisse, la persécution,
la faim,
la nudité,
le danger,
l’épée
ou toute autre difficulté.
Alors, continuez
de vous rapprocher de Jéhovah,
qui vous aime très fort.
Renforcez votre confiance en lui
grâce à l’étude et à la prière.
Restez convaincus
que Jéhovah vous aime.
Chérissez vos frères et sœurs,
et renforcez vos liens fraternels.
Accordez de la valeur
à votre espérance,
et méditez sur
“la vraie vie” qui vous attend.
Et enfin, souvenez-vous
de la prière de Paul
que nous trouvons
en Colossiens 1:11.
Si nous continuons
à faire ces choses,
chers frères et sœurs,
alors, comme Paul,
nous serons
en mesure de nous réjouir
malgré toutes les difficultés.
Alors souvenez-vous
de ces paroles de Colossiens 1:11 :
“Puissiez-vous être fortifiés
avec toute puissance
selon sa force glorieuse.”
Alors,
combien de puissance
pouvons-nous recevoir
selon la force glorieuse de Dieu ?
On peut s’en faire une idée,
car sa Parole
nous révèle
tout ce qu’il a déjà accompli
et accomplira encore
par le moyen de son esprit saint.
Et dans quel objectif
nous accordera-t-il
de la puissance ?
Pas seulement
pour qu’on endure,
pas seulement
pour qu’on endure pleinement,
pas seulement
pour qu’on endure pleinement
et avec patience, mais,
comme il est dit :
“Pour endurer pleinement
avec patience et joie.”
Alors,
avec le soutien de Jéhovah,
nous pourrons endurer
malgré toutes les difficultés,
même les pires,
et peu importe
combien de temps elles dureront,
parce que l’amour
de notre Père
nous permettra
de nous réjouir,
nous réjouir
à tout jamais !
-Merci, frères,
pour ces discours fortifiants.
Et merci à Jéhovah
de nous donner
tout ce qu’il faut
pour garder notre joie.
Et maintenant,
levons-nous pour chanter ensemble
le cantique numéro 9
“Jéhovah est notre Roi !”
Cantique numéro 9.