00:00:03
[Encouragements du public]00:00:07
00:00:07
-J’ai joué en Série A,00:00:09
00:00:09
qui est le plus haut niveau
du championnat d’Italie.00:00:13
00:00:13
J’ai fait partie
de l’équipe nationale jeune,00:00:16
00:00:16
et j’ai fini par jouer
dans l’équipe nationale seniors.00:00:20
00:00:20
Le simple fait de
réussir dans son travail,00:00:23
00:00:23
c’est déjà
une grande satisfaction,00:00:26
00:00:26
mais l’aspect financier
n’est pas non plus négligeable.00:00:30
00:00:31
Mon père et ma mère
étaient Témoins de Jéhovah,00:00:34
00:00:34
et mon grand frère aussi.00:00:36
00:00:38
Au bout d’un moment,00:00:40
00:00:40
je me suis senti
vraiment partagé,00:00:42
00:00:43
parce que00:00:44
00:00:45
la vérité me touchait
de plus en plus.00:00:48
00:00:48
Pour moi,00:00:49
00:00:49
ce n’était plus seulement
la religion de mes parents.00:00:53
00:00:53
Et puis,00:00:54
00:00:54
j’ai senti quelque chose
grandir en moi,00:00:57
00:00:57
c’était comme un feu,
un petit feu.00:01:00
00:01:00
Finalement,
je me suis voué à Jéhovah,00:01:02
00:01:02
mais je jouais encore au basket.00:01:05
00:01:05
Mais je ne donnais
peut-être pas,00:01:08
00:01:08
non, pas peut-être,
c’est sûr,00:01:10
00:01:10
je ne donnais pas le meilleur
de moi-même à Jéhovah.00:01:14
00:01:14
Ma priorité,
c’était mon travail,00:01:16
00:01:16
et mes activités spirituelles00:01:19
00:01:19
remplissaient juste les trous00:01:21
00:01:21
alors que j’aurais dû faire
le contraire.00:01:24
00:01:25
Je me trouvais des excuses,00:01:26
00:01:27
je disais : “C’est juste
un boulot, c’est mon travail.00:01:31
00:01:31
C’est vrai que ça prend
beaucoup de temps.00:01:35
00:01:35
Mais, c’est juste pour
quelques années,00:01:37
00:01:37
parce que les athlètes
prennent leur retraite00:01:41
00:01:41
bien avant
la majorité des gens.”00:01:43
00:01:44
Plus je me sentais
proche de Jéhovah,00:01:46
00:01:47
plus mon combat intérieur
s’intensifiait.00:01:50
00:01:55
Le responsable
de circonscription00:01:57
00:01:57
qui visitait les assemblées
de ma région m’a beaucoup aidé.00:02:01
00:02:02
Ce frère, je le connaissais
depuis mon enfance.00:02:05
00:02:05
Quand on s’est revus,00:02:07
00:02:07
la première chose
qu’il m’a demandé, c’était :00:02:11
00:02:11
“Mais dis-moi, est-ce que
ta vie te rend heureux ?”00:02:14
00:02:15
Ça paraît tout simple
comme question, non ?00:02:18
00:02:20
Mais, cette question00:02:22
00:02:24
m’a fait beaucoup réfléchir.00:02:25
00:02:27
Je suis très reconnaissant
à ce frère et à sa femme00:02:30
00:02:31
pour tout le temps
qu’ils ont passé avec moi.00:02:34
00:02:34
Entre autres,
ils prenaient du temps00:02:37
00:02:37
sur leurs jours de congés00:02:38
00:02:39
et le soir après
leurs activités00:02:41
00:02:41
pour être avec moi, et pourtant
ils étaient très occupés.00:02:45
00:02:45
Ensuite, j’ai déménagé
plusieurs fois00:02:47
00:02:47
et j’ai changé
souvent d’équipe.00:02:50
00:02:50
Du coup, l’itinérant m’a confié
à deux autres familles.00:02:53
00:02:54
Ils se sont donnés
beaucoup de peine pour moi,00:02:57
00:02:57
ils m’ont consacré
beaucoup de temps00:03:00
00:03:00
et ils ne m’ont
jamais fait sentir00:03:03
00:03:03
que ce que je faisais
était mal.00:03:05
00:03:06
Pour ce qui est du basket,00:03:08
00:03:08
ils ne m’ont jamais dit
ce que je devais faire.00:03:12
00:03:12
C’était à moi de décider
si je voulais continuer00:03:15
00:03:16
ou pas.00:03:17
00:03:18
En voyant leur mode de vie,
j’ai pris comme une claque,00:03:22
00:03:22
ça m’a fait réagir.00:03:24
00:03:24
Les choix de vie
qu’ils avaient fait,00:03:27
00:03:27
les priorités
qu’ils se fixaient00:03:29
00:03:30
et la joie qu’ils retiraient
à faire ce qu’ils faisaient,00:03:34
00:03:35
ça m’a aidé.00:03:37
00:03:37
En fait, j’ai appris
plus de leur exemple00:03:40
00:03:41
que de leurs paroles.00:03:42
00:03:45
Du coup,
ça m’a fait comprendre00:03:47
00:03:47
ce que je voulais
vraiment dans la vie.00:03:50
00:03:52
J’ai commencé
le basket en 199500:03:54
00:03:55
et j’ai joué
jusqu’en avril 2008,00:03:58
00:03:59
et c’est là que j’ai joué
ma dernière partie.00:04:02
00:04:05
J’ai complètement arrêté
de jouer au basket,00:04:08
00:04:09
et je suis très content00:04:11
00:04:12
de l’avoir fait.00:04:13
00:04:14
Parfois, je me dis : “Pourquoi,
je ne l’ai pas fait plus tôt ?00:04:18
00:04:18
Pourquoi je n’ai pas eu
le courage d’arrêter plus tôt ?”00:04:21
00:04:21
Et après, j’ai eu le plaisir
d’être pionnier permanent00:04:25
00:04:25
pendant deux ans et demi.00:04:27
00:04:27
Plus tard, on m’a demandé
si j’aimerais remplir une demande00:04:31
00:04:31
pour servir au Béthel.00:04:33
00:04:33
Et à ma grande surprise,00:04:35
00:04:35
j’ai été invité à venir servir
à la filiale d’Italie,00:04:39
00:04:39
et j’y ai passé cinq ans.00:04:41
00:04:42
Quelques mois après
avoir quitté le Béthel,00:04:45
00:04:45
j’ai eu la joie de faire00:04:47
00:04:47
l’École pour évangélisateurs
du Royaume.00:04:50
00:04:50
C’était juste magnifique !00:04:52
00:04:54
Le basket,
c’est un beau sport,00:04:56
00:04:56
c’est prenant,
c’est passionnant,00:04:59
00:04:59
mais ça n’apporte pas
le vrai bonheur.00:05:01
00:05:02
Le monde peut nous apporter
une certaine satisfaction,00:05:06
00:05:06
c’est vrai, mais pour ça,
il y a un prix à payer.00:05:10
00:05:13
Mais il m’a fallu du temps
pour le comprendre.00:05:16
00:05:18
Ça me rend heureux00:05:19
00:05:20
de savoir que je donne
le meilleur à Jéhovah.00:05:23
00:05:24
Dans le peuple de Dieu,
on est une grande équipe,00:05:27
00:05:27
et le capitaine,
c’est Jéhovah.00:05:29
00:05:30
Et on a un bel objectif,
c’est passionnant00:05:33
00:05:33
et le succès est garanti.00:05:35
Samuele Podestà : Je joue pour une meilleure équipe
-
Samuele Podestà : Je joue pour une meilleure équipe
[Encouragements du public]
-J’ai joué en Série A,
qui est le plus haut niveau
du championnat d’Italie.
J’ai fait partie
de l’équipe nationale jeune,
et j’ai fini par jouer
dans l’équipe nationale seniors.
Le simple fait de
réussir dans son travail,
c’est déjà
une grande satisfaction,
mais l’aspect financier
n’est pas non plus négligeable.
Mon père et ma mère
étaient Témoins de Jéhovah,
et mon grand frère aussi.
Au bout d’un moment,
je me suis senti
vraiment partagé,
parce que
la vérité me touchait
de plus en plus.
Pour moi,
ce n’était plus seulement
la religion de mes parents.
Et puis,
j’ai senti quelque chose
grandir en moi,
c’était comme un feu,
un petit feu.
Finalement,
je me suis voué à Jéhovah,
mais je jouais encore au basket.
Mais je ne donnais
peut-être pas,
non, pas peut-être,
c’est sûr,
je ne donnais pas le meilleur
de moi-même à Jéhovah.
Ma priorité,
c’était mon travail,
et mes activités spirituelles
remplissaient juste les trous
alors que j’aurais dû faire
le contraire.
Je me trouvais des excuses,
je disais : “C’est juste
un boulot, c’est mon travail.
C’est vrai que ça prend
beaucoup de temps.
Mais, c’est juste pour
quelques années,
parce que les athlètes
prennent leur retraite
bien avant
la majorité des gens.”
Plus je me sentais
proche de Jéhovah,
plus mon combat intérieur
s’intensifiait.
Le responsable
de circonscription
qui visitait les assemblées
de ma région m’a beaucoup aidé.
Ce frère, je le connaissais
depuis mon enfance.
Quand on s’est revus,
la première chose
qu’il m’a demandé, c’était :
“Mais dis-moi, est-ce que
ta vie te rend heureux ?”
Ça paraît tout simple
comme question, non ?
Mais, cette question
m’a fait beaucoup réfléchir.
Je suis très reconnaissant
à ce frère et à sa femme
pour tout le temps
qu’ils ont passé avec moi.
Entre autres,
ils prenaient du temps
sur leurs jours de congés
et le soir après
leurs activités
pour être avec moi, et pourtant
ils étaient très occupés.
Ensuite, j’ai déménagé
plusieurs fois
et j’ai changé
souvent d’équipe.
Du coup, l’itinérant m’a confié
à deux autres familles.
Ils se sont donnés
beaucoup de peine pour moi,
ils m’ont consacré
beaucoup de temps
et ils ne m’ont
jamais fait sentir
que ce que je faisais
était mal.
Pour ce qui est du basket,
ils ne m’ont jamais dit
ce que je devais faire.
C’était à moi de décider
si je voulais continuer
ou pas.
En voyant leur mode de vie,
j’ai pris comme une claque,
ça m’a fait réagir.
Les choix de vie
qu’ils avaient fait,
les priorités
qu’ils se fixaient
et la joie qu’ils retiraient
à faire ce qu’ils faisaient,
ça m’a aidé.
En fait, j’ai appris
plus de leur exemple
que de leurs paroles.
Du coup,
ça m’a fait comprendre
ce que je voulais
vraiment dans la vie.
J’ai commencé
le basket en 1995
et j’ai joué
jusqu’en avril 2008,
et c’est là que j’ai joué
ma dernière partie.
J’ai complètement arrêté
de jouer au basket,
et je suis très content
de l’avoir fait.
Parfois, je me dis : “Pourquoi,
je ne l’ai pas fait plus tôt ?
Pourquoi je n’ai pas eu
le courage d’arrêter plus tôt ?”
Et après, j’ai eu le plaisir
d’être pionnier permanent
pendant deux ans et demi.
Plus tard, on m’a demandé
si j’aimerais remplir une demande
pour servir au Béthel.
Et à ma grande surprise,
j’ai été invité à venir servir
à la filiale d’Italie,
et j’y ai passé cinq ans.
Quelques mois après
avoir quitté le Béthel,
j’ai eu la joie de faire
l’École pour évangélisateurs
du Royaume.
C’était juste magnifique !
Le basket,
c’est un beau sport,
c’est prenant,
c’est passionnant,
mais ça n’apporte pas
le vrai bonheur.
Le monde peut nous apporter
une certaine satisfaction,
c’est vrai, mais pour ça,
il y a un prix à payer.
Mais il m’a fallu du temps
pour le comprendre.
Ça me rend heureux
de savoir que je donne
le meilleur à Jéhovah.
Dans le peuple de Dieu,
on est une grande équipe,
et le capitaine,
c’est Jéhovah.
Et on a un bel objectif,
c’est passionnant
et le succès est garanti.
-