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Production de la Bible en audio

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-“Ce livre de la loi
ne doit pas s’éloigner
de ta bouche ;
il faudra que tu y lises
à voix basse jour
et nuit, afin d’avoir soin
de faire selon tout
ce qui y est écrit ;
car alors tu
feras réussir ta voie
et alors tu
agiras sagement.”
Pour notre
plus grand plaisir,
la Bible existe sous
des formes très différentes,
parmi lesquelles
figure la version audio
de la Traduction
du monde nouveau.
-“La bonne nouvelle
selon Matthieu.”
-Comment
a-t-elle été produite ?
Découvrons
ça ensemble.
-Quand nous avons
appris que le Collège central
souhaitait enregistrer
la version révisée
de la “Traduction
du monde nouveau”,
nous avons tous compris
que ce serait une tâche colossale.
-C’est la même voix
utilisée pour le narrateur,
mais on a des voix différentes
pour tous les autres personnages.
-Ce n’est pas une
lecture biblique théâtrale,
mais plutôt avec
un haut degré de réalisme.
-Il n’y a
pas de musique,
pas d’effets sonores,
mais juste des voix.
-On a été surpris de découvrir
qu’il y avait autant de personnages
dans la Bible.
C’est un livre énorme.
-Je pense
qu’aucun d’entre nous
n’a pris conscience
de l’ampleur du travail.
-Ce n’est pas
un petit projet.
C’est gigantesque.
-Le travail de
recherche est essentiel.
C’est très important
de rassembler les faits.
La Bible parle
de vies réelles,
de ce qui est arrivé à des
personnes qui ont vraiment existé.
-On a dû déterminer
qui disait quoi.
-Et nous avons dû donner
un nom à chaque personnage
afin de l’identifier. Si l’un d’eux
n’est pas nommé dans la Bible...
-... on doit leur donner
un nom à partir du contexte,
comme “Troisième juif” ou
“Premier homme dans la foule”.
-Et on a mis à notre
disposition une salle de travail.
-Et nous l’avons utilisée
pour y inscrire la liste
de tous les personnages
dans les quatre évangiles.
-Nous avons commencé par le livre
de Matthieu, et nous avons dû
confronter les récits parallèles
entre les quatre évangélistes.
-Il faut utiliser la même
voix pour chaque personnage.
Si l’un d’eux
apparaît dans un livre,
il doit avoir la même
voix dans les autres livres.
-Par exemple, Matthieu
au chapitre 21 nous rapporte,
ou plutôt les disciples disent,
que le figuier s’est desséché.
Mais qui sont
ces disciples ?
Est-ce qu’ils ont tous
parlé en même temps ?
Mais si on lit le récit de Marc,
c’est beaucoup plus précis.
On lit que c’est
Pierre qui a dit
que “le figuier
[...] s’est desséché”.
-Le service artistique nous a
imprimé les cartes et les tableaux
de l’appendice en grand
format afin que nous puissions
déterminer qui a dit quoi,
à quel endroit, et comment nommer
chaque personnage.
Cela nous a été très utile.
-On a rentré toutes
leurs caractéristiques
dans une base de données :
leur âge, d’où ils viennent,
les traits de caractère qui
se dégagent de leurs paroles.
-Quand on lit dans
la Bible que Jéhovah parlait,
est-ce que c’était
vraiment lui en personne ?
Ce qui est sûr, c’est qu’au moins
à trois occasions, c’est Jéhovah
lui-même qui a parlé
quand Jésus était sur terre.
-Nous avons
compilé les recherches,
et nous les avons fournies au
service recherches de la rédaction.
-Ici au Béthel,
on a une grande bibliothèque
dédiée à tout ce qui est biblique.
Et on s’y rend assez régulièrement
pour être sûrs de ce qu’on dit.
On fait partie du peuple de Dieu,
donc tout ce qu’on dit
doit être fondé sur la Bible.
-On ne veut pas faire dire
à la Bible ce qu’elle ne dit pas.
Et on ne veut pas non plus laisser
entendre quelque chose de faux.
-Étant donné le nombre de
voix nécessaires pour le projet,
nous ne pouvions pas nous
limiter aux lecteurs disponibles
à Patterson, là où se trouvent
nos studios d’enregistrement.
-On n’avait plus
vraiment d’endroit approprié
sur Brooklyn,
mais en même temps,
on ne voulait pas être
trop loin du Collège central.
-La ville de New York
est très bruyante.
-Alors on s’est mis à fouiller
dans tous les recoins des bâtiments.
Et finalement on a
trouvé un endroit calme
dans le sous-sol
du 25 Columbia Heights.
-C’est là qu’on
se trouve, au sous-sol.
-Déjà, qui est au Béthel ?
-Nous conservons les auditions
dans une base de données.
-Nous y avons entré
des centaines d’auditions.
-On a même auditionné par Internet
un frère qui se trouve en Afrique.
-Il est assis là, à lire
devant un micro, et je le regarde.
-Quand on a répertorié tous
les personnages pour toute la Bible,
on en a compté
autour de mille.
-Donc, il nous fallait
trouver un millier de voix.
-On a bénéficié
d’un séminaire
qui abordait tous
les aspects de la lecture.
-Et c’était vraiment utile
parce qu’on nous a rappelé pas mal
de choses : ce qu’il faut faire
et ne pas faire pour bien lire.
-Cela m’a donné confiance.
J’ai compris que c’était possible,
je pouvais y arriver.
-Certains rôles
sont très courts.
-Ces passages très courts,
ces répliques d’une phrase,
pour lesquels on a fait
venir des frères et sœurs,
ça a été les plus
difficiles à coacher.
-Quand on m’a
demandé de participer
à la lecture de la Bible,
j’étais très contente.
Et après, j’ai vu que ce
n’était qu’une seule phrase,
je me suis dit : “Bon ça
ne va pas être trop difficile.”
Et puis j’ai écouté le séminaire
de lecture de la Bible et ça,
ça m’a vraiment aidé à
prendre mon rôle au sérieux.
-On demandait au lecteur de
faire des recherches approfondies.
Tu n’as peut-être
qu’une phrase à dire,
mais étudie
tout le personnage.
-J’ai lu le chapitre.
J’ai lu “Étude perspicace”.
Et j’ai réalisé que c’était
plus qu’une simple phrase.
-On a trouvé que c’est une
bonne idée de donner au lecteur
un texte personnalisé.
-Parfois on a écrit
la phonétique des mots pour être
sûrs qu’ils soient bien prononcés.
-Je disais “Seulomon”.
“Seulomon”, qui c’est ?
Voilà, donc c’est
ce genre de choses.
Et on m’a aidé à
prononcer “Salomon”.
-Les frères faisaient
très attention à la prononciation.
Il fallait qu’elle soit exacte,
et qu’elle reste identique
du début à la fin
de la lecture de la Bible.
-Tous les matins, on prépare
le studio pour l’enregistrement.
-On entre, on allume
les lumières, tous les appareils,
on met de l’eau chaude et
froide à la disposition du lecteur.
-Lors du séminaire, on nous a parlé
de l’importance de bien s’hydrater.
-Parfois on se sert
de vinaigre ou de miel.
-Un peu de citron.
-Pour commencer,
nous essayons d’aider les lecteurs
à réfléchir au contexte. Bien sûr,
ils ont déjà fait leurs propres
recherches et ont répété. Mais
nous les invitons à réfléchir un
peu plus aux mobiles du personnage :
Comment se seraient-ils
sentis dans une telle situation,
ou sur quel ton
auraient-ils dit cette phrase ?
-On fait aussi en sorte que les
frères et sœurs se sentent à l’aise,
et ça prend souvent beaucoup
de temps pour qu’ils se détendent.
-En régie, il y a grosso modo trois
rôles à remplir en plus du lecteur.
-Le rôle de la souffleuse,
c’est de s’assurer que
tout le texte est lu,
qu’il ne manque pas un mot.
-Pendant l’enregistrement,
le preneur de son repère
tout ce qui pourrait gêner
les auditeurs : des gargouillis,
un froissement de chemise,
ou si le frère porte des bretelles.
-Le coach veille à
la qualité de l’enseignement.
-J’aime beaucoup voir
comment le coach s’y prend
pour faire exprimer au lecteur
les bons sentiments. Parfois,
il lui demande : “Tu peux le
redire avec le sourire ?” Et alors
c’est incroyable comme
la lecture paraît plus joyeuse.
-Pour que la lecture
soit naturelle et pas jouée,
il faut ressentir pleinement
les émotions du personnage.
-Souvent le lecteur
commence avec un seul sentiment,
la tristesse. Ensuite, il ajoute
petit à petit chaque émotion.
À la fin, la réplique contient un
mélange de sentiments très complexe.
-Je ne me rendais pas compte qu’on
pouvait dire une phrase de tellement
de façons différentes. Tu penses
savoir comment le personnage
s’est exprimé, mais ensuite
le coach te donne une direction.
-Il y a toutes sortes
de personnalités dans la Bible.
-La Bible est pleine
de mauvais personnages.
-Quand j’ai reçu mon attribution
et découvert ce que j’aurais à lire,
j’étais sans voix, parce
qu’au Béthel, et même en dehors,
on sait qu’on doit être
encourageants avec tous.
Et là, c’était quelqu’un qui
parle sans respect à Jéhovah.
J’ai vraiment dû
faire un effort sur moi.
-Ces frères étaient
tous des chrétiens mûrs.
Ils avaient une
personnalité affinée
par les années,
la personnalité nouvelle.
-Pour que la lecture des paroles
de ces gens obstinés soit réaliste,
il faut vraiment réfléchir
et y mettre tout son cœur.
Parfois, quand j’en faisais un
peu trop, les frères me disaient :
“Dis, est-ce que tu peux
y aller un peu moins fort.
Ce n’est pas tout à fait
ce qu’on veut.” Mais j’ai fait
de mon mieux pour faire
le méchant quand il le fallait.
-On commence le montage
pendant la séance d’enregistrement.
-Une fois l’enregistrement terminé,
peut-être pour un chapitre,
on retient les meilleures prises
de chaque verset pour
que le lecteur et le coach
puissent les réécouter et
dire si le résultat leur convient.
-On fait le montage avec
des logiciels professionnels ;
donc on retouche
les pauses et on assemble
les pistes audio de tous
les personnages d’un chapitre.
-Comme on enregistre les voix
séparément, tous les lecteurs
ne sont pas autour du micro
pour se donner la réplique.
On fait chaque personnage,
et ensuite, s’il y a plusieurs voix
dans un chapitre, on les
assemble toutes après coup.
-Une fois que tous ces chapitres
ont été montés, c’est devenu
une magnifique œuvre d’art.
Le contexte ressort beaucoup plus,
on ressent davantage les choses,
la vérité nous touche encore plus,
nous qui lisons ou
écoutons la Parole de Dieu.
-De très nombreux auditeurs disent :
“C’est comme si le récit biblique
prenait vie dans mon
esprit et dans mon cœur.”
-Ça nous a encouragés à méditer
plus profondément la Parole de Dieu.
-Entendre les voix
des différents personnages,
ça va nous faire
tellement de bien à tous.
-Je pense
que ça va rendre
la lecture de la Bible
vraiment intéressante.
-Maintenant,
la Bible est vivante,
et ça fait
toute la différence.
-Je pense
qu’ils vont adorer.
...